LGV Est: Paris -Strasbourg en 1h48 à partir du 3 avril 2016

TRANSPORTS Dans un an, la deuxième phase de la LGV Est sera terminée. Pour officialiser cet événement, les élus et les responsables de la SNCF ont assisté à la dernière soudure de rail à Eckwersheim...

Gilles Varela

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Les élus et la direction de la SNCF lors de la soudure du dernier rail de la LGV Est
Les élus et la direction de la SNCF lors de la soudure du dernier rail de la LGV Est — G. Varela / 20 Minutes

C'est sous des rafales de vents que des agents de la SNCF ont procédé à la dernière soudure de rail de la deuxième phase de la ligne LGV Est. L'occasion pour son président Guillaume Pepy, d'annoncer la date officielle d'ouverture de la ligne, le 3 avril 2016, mais aussi un nouveau temps de voyage revu à la baisse, et qui devrait être d'1h48 pour relier les deux villes.

«Développement des liaisons vers l'international»

S'il a pour avantage de placer Strasbourg aux portes de Paris, cela va également rapprocher la cité alsacienne de Luxembourg (deux allers/retours par jour en 1h36) et Bruxelles (idem en 3h35), courant avril 2016.

Un gain de temps important pour Roland Ries, maire de Strasbourg, qui souhaite aussi augmenter la desserte sur Francfort et son aéroport international, comme historiquement prévu. Philippe Richert, président de la région Alsace, espére quant à lui voir la ville de Reims à 1h10 de Strasbourg.

Les élus et la direction de la SNCF lors de la soudure du dernier rail de la LGV Est - G. Varela / 20 Minutes

La question de la tarification

Plus de vitesse, plus de liaisons, mais des billets plus chers? Roland Ries a été clair: «Le modèle économique du TGV est en péril. Je ne souhaite pas que le TGV devienne un luxe ou un train de business. Nous sommes déjà un peu dans cette situation aujourd'hui. Nous allons être, avec les collectivités locales, vigilants sur la question des tarifs. Avant le TGV permettait le financement d'autres lignes. Les collectivités ont déjà payé, et donc le contribuable. Il ne faudrait pas qu'il y ait double peine.»

Un avis que ne partage pas Guillaume Pepy, qui différencie investissement et exploitation, et remet en cause une critique formulée par la Cour régionale des comptes: «Les collectivités payent une partie de la ligne mais il faut les entretenir, payer les péages. Nos tarifs sont justes. Les usagers sont très contents de la ligne Est qui est montrée en exemple. Les usagers votent avec leurs billets. Il y a chaque année près de 12 millions de voyageurs sur cette ligne. C'est un grand succès.»

Les élus et la direction de la SNCF lors de la soudure du dernier rail de la LGV Est - G. Varela / 20 Minutes

Pour établir la nouvelle tarification, la SNCF va consulter ses clients à l'automne, puis proposer un tarif aux collectivités et la décision finale sera prise début février, à l'ouverture des ventes.

Les travaux de la ligne nouvelle, longue de 106 km entre Baudrecourt (Moselle) et Vendeheim, ont débuté en 2010 pour un coût de deux milliards d'euros. Reste un an pour effectuer différents tests ainsi qu'une mise sous tension de la caténaire.