Alsace: Des «goûteurs d'eau potable» vont être recrutés pour tester un nouveau traitement de l'eau

SANTE La vallée de Saint-Amarin recrute des «goûteurs» de son eau potable pour une durée de quatre ans...

G.V. avec AFP
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Eau potable. Le 16 03 2010
Eau potable. Le 16 03 2010 — G. VARELA / 20 MINUTES

La communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin, Suez Environnement et Lyonnaise des Eaux, exploitant du réseau d'eau local, recrutent jusqu'au 15 avril une trentaine d'habitants volontaires pour goûter l'eau du robinet pendant quatre ans, a annoncé mardi François Tacquard, président de la communauté de communes.

Un nouveau traitement aux ultra-violets

L'opération se déroulera avant puis pendant les travaux d'installation d'un nouveau traitement original aux ultra-violets, plutôt qu'au chlore, qui doit supprimer les goûts désagréables actuels, a confié Pierre Guillemain, vice-président pour l'eau de cette collectivité de 13.000 habitants au pied du massif vosgien.

Selon la communauté de communes, l'eau consommée présente une parfaite qualité sanitaire, sans pesticides ni nitrates mais la population se plaint régulièrement de ses senteurs de chlore, de moisi ou encore de métal, qui s'expliquent surtout par des périodes de stagnation dans des réseaux en fonte presque centenaires.

«Nous souhaitons une répartition équilibrée des goûteurs entre les âges et entre les quinze communes de notre territoire, avec au moins deux personnes par commune», a dit Pierre Guillemain.

Une formation de plusieurs heures

Egalement appelés «eaunologues», les volontaires commenceront le 23 avril par une formation de plusieurs heures, ont expliqué les responsables locaux de Suez Environnement.

L'exploitant privé a confectionné dans ce but une liste de huit familles «d'odeurs» (médicament, poisson, moisi, chlore, produits chimiques...), de quatre «goûts» (acide, sucré, salé, amer) et de huit «sensations» (fraîche, métallique, âcre, piquante...), sur laquelle les participants se baseront pour exprimer leur impression, a expliqué Aurélie Demésy, ingénieure chargée d'exploitation chez Suez Environnement.

Pendant les travaux, les goûteurs feront un retour régulier de leur perception en remplissant un questionnaire.

Très rare en France, la démarche avait été lancée une première fois il y a dix ans dans la vallée de Saint-Amarin, qui en avait alors été la pionnière nationale.