L'Alsace retourne aux urnes

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Au total, 1 224 214 Alsaciens sont appellés dimanche à participer à l'élection du prochain président de la République. Bref tour d'horizon des enjeux de ce scrutin en Alsace, qui devrait placer Nicolas Sarkozy en tête après sa

nette victoire au premier

tour (36,19 % des voix,

contre 17,11 % pour Ségolène Royal).

· Le report des voix de Bayrou

Si, nationalement, les sondages prévoient un report des votes UDF (21,41 % des votes le 22 avril) plutôt favorable à la candidate socialiste, les choses pourraient être différentes en Alsace. « Localement, les centristes balancent plutôt vers le centre-droit », analyse Pierre Marmillod, délégué départemental de l'UDF. Son pronostic pour le Bas-Rhin : « Un tiers des voix pour Royal, un tiers pour Sarkozy et un tiers de bulletins blancs. »

· Abstention des frontistes ? Jean-Marie Le Pen a appelé ses électeurs (13,56 % en Alsace) « à s'abstenir massivement lors du second tour ». Selon Richard Kleins­chmager, politologue, cette consigne « pourrait avoir en Alsace un impact plus important qu'ailleurs, puisqu'une partie du vote contestataire s'était déjà déplacée en faveur de Nicolas Sarkozy lors du premier tour ». L'électorat frontiste alsacien, réduit à

son noyaux dur, étant probablement plus discipliné.

· Le vote strasbourgeois La ville avait placé Ségolène Royal deux points derrière Nicolas Sarkozy (31 % contre 29 %). En tablant sur un soutien des électeurs écologistes et d'extrême gauche, la socialiste récolterait entre 7 et 8 % de voix supplémentaires. Là encore, le vote des centristes (22 % à Strasbourg) sera donc déterminant quant au résultat final.

unis Militants et responsables locaux du PS, des Verts et du Mouvement républicain et citoyen (MRC) se sont retrouvés hier après-midi sur la place Kléber, pour aller ensemble à la rencontre des électeurs.