Football: Un but, trois points et quatre choses à retenir de la victoire du Racing face à Bourg-Péronnas

SPORT Grâce à son succès sur Bourg-Péronnas (1-0), les Strasbourgeois restent en course pour la montée en LIgue 2...

Floréal Hernandez

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Milovan Sikimic et les Strasbourgeois sont invaincus en National en 2015. (Archives)
Milovan Sikimic et les Strasbourgeois sont invaincus en National en 2015. (Archives) — G. Varela / 20 Minutes

Le Racing poursuit sa lente remontée au classement du National. Grâce à son succès sur Bourg-Péronnas, le club est toujours 4e à 2 points du podium, invaincu en 2015 et dans la course pour une montée en L2. Surtout face aux Bressans, il a gommé des scories dans son jeu et pu s'appuyer sur son 12e homme: le public de la Meinau. 20 Minutes refait le match en quatre points.

>>> Revivez Strasbourg-Bourg-Péronnas en live comme-à-la-maison.

Le Racing n'a pas fait d'erreur.
«Pour une fois, on n'a pas pris de but, sourit Jacky Duguépéroux, satisfait de cette clean sheet. Surtout dans les dix dernières minutes, ce qui était l'un des points forts de Bourg et l'un de nos points faibles.» Face au deuxième du National, les Strasbourgeois n'ont commis aucune erreur dans les 30 derniers mètres qui auraient pu leur être fatal. «Je suis satisfait des progrès faits», avoue le coach strasbourgeois. Ce résultat montre l'efficacité offensive du Racing (but de Jérémy Grimm à l'affût sur un corner) et sa solidité défensive. « Ce score de 1-0, ça me va. La Juve gagnait ses championnats comme ça », se marre le défenseur Milovan Sikimic.

>>> Résumé de Racing-Bourg-Péronnas (1-0).

Le Racing regarde son nombril.
Ne parlez pas des résultats de la 23e journée de National ni du classement à «Dugué», il bottera en touche. «Si on doit arriver à quelque chose, ça passe par nos performances à nous, lance-t-il. Et pas autre chose!» Le club ambitionne bel et bien de monter en Ligue 2 et le message qu'il dispense est unique. «Ça dépendra de nos résultats. On ne peut compter sur les faux pas des autres», dixit Mickaël Chrétien. D'ailleurs, les autres prétendants ont gagné: le Paris FC, le Red Star, Fréjus et Dunkerque. Seuls Boulogne et Bourg-Péronnas ont perdu. Mais le coach du FCPB, Hervé Della Maggiore, le rappelle: «On a encore 5 points d'avance» et bénéficie toujours d'un bonus.

La Meinau, arme de dissuasion massive?
25.000 spectateurs contre les SR Colmar, plus de 14.000 contre Bourg-Péronnas. La Meinau résonne, vibre, chante mais peut aussi mettre la pression via bordée de sifflets ou pousser ses joueurs comme en fin de match face à Bourg-Péronnas. Et il est possible qu'elle rapporte quelques points au Racing. «Mes joueurs ont-ils été impressionnés par le cadre?, s'interroge Hervé Della Maggiore. Si c'est le cas, il faut revoir nos ambitions à la baisse. Mais peut-être que certains ont été tétanisés.»

Un groupe qui vit bien.
Des joueurs qui se rassemblent au pied du kop à la fin du match, qui sautent et dansent. L'un d'eux, Dimitri Liénard, qui prend le micro du speaker. Le groupe strasbourgeois vit bien. «L'équipe travaille bien, l'ambiance est bonne, tout le monde est sérieux, annonce Mickaël Chrétien, arrivé en janvier. On prend confiance et conscience de nos qualités.» Sur le terrain, les efforts sont faits: Ndoye qui s'accroche à un adversaire sur 15 m, Sabo qui intercepte un ballon et annihile un trois contre trois, Aguemon qui percute et entraîne ses adversaires sur le terrain de la faute, etc. «On mouille le maillot, on se défonce pour ne pas avoir de regrets, concède le milieu offensif. On a envie de faire quelque chose.»