Fessenheim: Hollande réaffirme la fermeture de la centrale nucléaire «à l’horizon de la fin du quinquennat»

NUCLEAIRE François Hollande a réaffirmé ce lundi lors d'une conférence de presse que la centrale nucléaire de Fessenheim serait fermée...

G.V. avec AFP

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Centrale nucléaire de Fessenheim. Le 20 11 2008
Centrale nucléaire de Fessenheim. Le 20 11 2008 — G. VARELA / 20 MINUTES

François Hollande a réaffirmé ce lundi que la centrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin, à l'arrêt depuis samedi soir, serait fermée « à l'horizon de la fin du quinquennat ».

Le président a déclaré, interrogé sur le sujet lors d'une conférence de presse conjointe à l'Elysée avec le Premier ministre québecois Philippe Couillard: «Sur ce que j'avais dit que cette centrale qui est la plus vieille devait être fermée à l'horizon de la fin du quinquennat, cela reste vrai».

La plus vielle centrale en activité en France

«Nous sommes depuis plusieurs mois engagés dans ce processus qui prend du temps et qui doit respecter toutes les procédures et l'incident qui s'est produit ne change rien à ce qui était l'objectif du plafonnement de la production d'électricité d'origine nucléaire», a ajouté le Président de la République.

La production de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a totalement cessé depuis samedi soir, un défaut d'étanchéité ayant conduit à l'arrêt de son unité de production n°1 et la n°2 ayant été arrêtée la veille pour maintenance.

Installée en bordure du Grand Canal d'Alsace et dotée de deux réacteurs de 900 mégawatts chacun, Fessenheim est la plus vieille centrale en activité du parc nucléaire français (depuis 1978). Les antinucléaires réclament sa fermeture et son démantèlement depuis des années.

Des doutes sur sa fermeture

Les doutes sur la fermeture de la centrale de Fessenheim, une promesse électorale de François Hollande, s'intensifient depuis le report à 2017 par EDF du démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), un réacteur de nouvelle génération. «En toute transparence, il y aura deux réacteurs qui fermeront quand deux réacteurs nouveaux vont s'ouvrir», a rappelé à plusieurs reprises la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, soulignant que Fessenheim ne fermerait «pas forcément».

Le député écologiste Denis Baupin, rapporteur au printemps dernier d'une commission d'enquête sur le coût du nucléaire, a salué ce lundi «une confirmation très bienvenue» de l'engagement de campagne de François Hollande. «C'est un message clair qui est rappelé et adressé notamment au PDG d'EDF et à tous ceux qui spéculaient sur cette décision», a-t-il indiqué, ajoutant qu'«une annonce comme celle là ne peut qu'améliorer les relations entre les écologistes et les socialistes».