Fessenheim: Les antinucléaires usent de l'énergie renouvelable pour mobiliser contre la centrale

NUCLEAIRE Les antinucléaires investissent le centre de Strasbourg, samedi, pour demander la fermeture de Fessenheim. La centrale leur a fait un coup de pub en étant à l'arrêt depuis samedi...

Floréal Hernandez

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Manifestation antinucleaire à Strasbourg en mars 2007.
Manifestation antinucleaire à Strasbourg en mars 2007. — G . VARELA / 20 MINUTES

La centrale de Fessenheim fait le jeu des antinucléaires. Depuis samedi 28 février, la centrale nucléaire haut-rhinoise a totalement cessé de produire de l'énergie après l'arrêt de l'unité un suite à un défaut d'étanchéité et la mise en maintenance de l'unité deux. Or ce samedi 7 mars, les antinucléaires se mobilisent à Strasbourg. «Ça tombe parfaitement, sourit André Hatz, porte-parole de Stop Fessenheim. Mais ce n’est pas nous qui l'avons programmé (nouveau sourire). La preuve est apportée qu'il faut fermer la centrale.» Lundi, François Hollande a réaffirmé que celle-ci interviendrait «à l'horizon de la fin du quinquennat».

Appel à manifester en jaune

Samedi, les antinucléaires tiendront des stands et proposeront des animations sur la place Kléber. Mais pas facile pour eux de mobiliser encore et encore pour la fermeture de Fessenheim tant le combat est long. «Il y a quatre ans après Fukushima (11 mars 2011), de nombreux Français s'étaient mobilisés sur le nucléaire. Puis en 2012, il y a eu la promesse électorale de François Hollande sur la fermeture de Fessenheim. Celle-ci ne s'est pas encore traduite dans les faits mais a fait que certains ont relâché la bride de la mobilisation», constate André Hatz. Christo Miche, également de Stop Fessenheim, reconnaît aussi que «la caricature de militants vieux et barbus présents là depuis des années» ne les aide pas. Pourtant, il l'assure «l'équipe à Strasbourg est assez jeune».

>>> Chronologie politique de l'arrêt de Fessenheim depuis 2012.

Samedi à 14h, les antinucléaires défileront dans le centre de Strasbourg. La manifestation devrait être «modeste», dixit André Hatz, avec quelques centaines de personnes: des Allemands, des opposants à l'enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse), des membres de la confédération paysanne, etc. Le défilé se veut color block. «On appelle les gens à se vêtir d'un gilet jaune ou à porter un vêtement jaune ou autre», indique Christo Miche. Le jaune étant la couleur de ralliement des antinucléaires.