Strasbourg: Exposition «Ribera à Rome», une occasion inédite

ARTS L'exposition «Ribera à Rome, autour du premier apostolado», au musée des Beaux-arts est l'occasion unique d'apprécier l'œuvre attribuée tardivement à l'un des plus grands de la peinture européenne du XVIIe siècle...

Gilles Varela
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Strasbourg le 27 fevrier 2015. L'expositionRibera a Rome au musee des Beaux arts de Strasbourg. Tableaux Saint-Pierre et Saint Paul
Strasbourg le 27 fevrier 2015. L'expositionRibera a Rome au musee des Beaux arts de Strasbourg. Tableaux Saint-Pierre et Saint Paul — Gilles Varela

Les œuvres de jeunesse de Jusepe de Ribera (1591-1652) encore trop peu connue sont exposées pour la première fois en France au musée des beaux-arts de Strasbourg. Le peintre espagnol Ribera est considéré comme l'un des plus grands de l'âge d'or de la peinture européenne au XVIIe siècle.

Une mise en perspective

Une exposition coorganisée avec le musée des Beaux-arts de Rennes qui l'a précédemment présentée. Née à la suite de l’achat du «Saint Jude Thaddée» par le musée de Rennes en 2013, l’idée de cette exposition présentée au musée des Beaux-arts de Strasbourg jusqu'au 31 mai est de mettre en regard les six toiles du «collège apostolique» avec d’autres peintures qui lui sont attribuées. Une mise en perspective qui participe au débat actuel concernant le caravagisme à Rome entre 1605 et 1615.

Strasbourg le 27 février 2015. Saint Jude Thaddée. Exposition Ribera a Rome au musée des Beaux-arts de Strasbourg. - Gilles Varela

 

Une redécouverte essentielle

Les œuvres exposées ont été réalisées alors qu'il n'était qu'un adolescent (de 15 à 25 ans environ) et vivait à Rome une vie de bohème. Il peignait pour des gens fortunés. Il peignait vite et beaucoup. Mais ses œuvres de jeunesse restèrent anonymes. Elles étaient autrefois réunies sous le nom de convention du Maître du Jugement de Salomon, forgé par Roberto Longhi. C'est en 2002 grâce à l’historien d’art Gianni Papi que son œuvre lui fût attribuée. Et sa reconstitution est en cours et progresse grâce à l’apparition de sur le caravagisme européen.

Deux espaces en perspectives

«Saint-Pierre et Saint-Paul», œuvre magistrale et propriété du musée des Beaux-arts de Strasbourg depuis 1890, est présentée à part avec six autres œuvres du peintre. Un autre espace appelé «la sacristie» présente et rassemble de manière inédite les six peintures connues de son «Apostolado aux cartels» et laisse des emplacements vides, comme un appel, aux sept tableaux qui n'ont pas encore été retrouvés.