Strasbourg: Des lycéens débattent comme à l'ONU

ETUDES Dans le cadre du programme «Egalités des chances» de Sciences Po Strasbourg, une soixantaine de lycéens ont participé vendredi à une simulation de débats de l’ONU...

Alexia Ighirri
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Une soixantaine de lycéens du programme «Egalités des chances» de
Sciences Po Strasbourg, participent à une simulation de débats de l’ONU
à la Maison de la Région
Une soixantaine de lycéens du programme «Egalités des chances» de Sciences Po Strasbourg, participent à une simulation de débats de l’ONU à la Maison de la Région — A. Ighirri / 20 Minutes

Le siège de l'ONU à Strasbourg? On n'en était pas loin vendredi à la Maison de la Région avec la 4e édition du «Model of United Nations» lycéen (MUN lycéen). Dans le cadre du programme «Egalités des chances» de Sciences Po Strasbourg, une soixantaine de lycéens ont en effet participé à une simulation de débats de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Par trois, des lycéens accompagnés d'un étudiant de Sciences Po (ou IEP) ont représenté des pays membres de l'Assemblée et ont dû mener, durant toute la journée, des négociations dans le but d'arriver à une résolution finale sur les enfants soldats. «Ils se sont préparés toute l'année. Il fallait faire un travail en amont pour voir quelle était, sur ce sujet, la position du pays qu'on représente», explique Anne-France Delannay, directrice des études de l'IEP, impressionnée par le niveau des lycéens.

François, étudiant en 1ere année à l'IEP, accompagne deux lycéens dans la délégation égyptienne. Pour lui, cet exercice «est jeu de diplomatie intense. Il faut représenter un pays, faire fi de ses opinions personnelles, chercher à faire des alliances, etc.» Et le tout en anglais.

Chapkas sur la tête pour la délégation russe, baguettes dans les chignons pour celle de la Chine, les élèves se sont prêtés au jeu. Sept d'entre eux ont aussi assuré la couverture médiatique de cette journée de négociations.

Du côté des négociateurs, Samuel (étudiant en 1ere ES et représentant le Japon) concède qu'il est difficile «d'être consensuel avec tout le monde et de comprendre ce que chaque délégation veut». Mais il trouve que cet exercice est «bon pour l'expression orale et pour les techniques de négociation. ça m'a aussi permis de sentir l'ambiance qui règne à l'IEP». Et de le motiver un peu plus encore pour réussir son examen d'entrée.