Strasbourg: Les commerces préfèrent la Saint-Valentin à «Cinquante nuances de Grey»

SOCIETE Avec la sortte du film «Cinquante nuances de Grey», des événements autour du désir se préparent mais la romantique Saint-Valentin résiste...

Gilles Varela

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Image extraite de «50 nuances de Grey»
Image extraite de «50 nuances de Grey» — Universal International Pictures

Soirée chippendale, entre filles, échanges, boutiques de lingerie sur le pied de guerre. Qu'espèrent vraiment les commerçants de la sortie du film Cinquante nuances de Grey?

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Avec la sorte du film dans les salles le 11 février, bon nombre d'opérations sont lancées. Pour la première fois, le cinéma Vox, au centre-ville de Strasbourg, saisi l'occasion pour organiser vendredi sa première «Pink Friday» et se libère pour lancer son nouveau concept, réservé uniquement aux filles. «Nous avons déjà près de 100 places réservées pour cette soirée, se réjouit Chloé Guittet du service de la communication du Vox. Avant la projection du film, il y aura un effeuillage burlesque, un petit show avec les chippendale ou bien encore la découverte et la vente d'accessoires coquins et d'autres surprises.»

«C'est la Saint-Valentin qui prime»

Et même si d'autres cinémas, boîtes de nuit, boutiques de lingerie comptent bien profiter du phénomène, le message dans les rues strasbourgeoises reste fidèle à la Saint-Valentin et à l'opération «Strasbourg mon amour».

«Je pense que le film peut amener un peu plus de clientèle, même si je n'ai rien noté pour la sortie du livre. Mais je ne veux pas deux messages dans ma boutique, explique Alice Lange de la boutique de lingerie fine «Le boudoir». Nous allons mettre une image sur notre page Facebook, mais priorité à la Saint-Valentin même si avec la crise ce n'est plus comme il y a cinq ou six ans. En revanche, la semaine suivante, c'est le thème du film que je mettrai en avant.»

Quant à Marc, de «Erotica love Store», magasin pour adultes, il ne fera même pas allusion au film dans sa décoration. «La Saint-Valentin, c'est 50% de ventes en plus. C'est un moment important pour moi. Je n'ai pas besoin du film. C'est une mode, du marketing. Cela me rappelle l'effet Emmanuelle. Même si cela a pour intérêt de démocratiser tout cela, les pratiques dans le film ne concernent pas tout le monde. C'est gentil, cela peut émoustiller un peu et surtout déculpabiliser les gens. Mais pour moi, en tant que professionnel, c'est la Saint-Valentin qui prime.»