«SwissLeaks»: Le PDG des Grands Moulins de Strasbourg détenait des comptes chez HSBC

BANQUE Bertrand-Charles Leary, PDG des Grands Moulins de Strasbourg, fait partie du fichier fiscal de la filiale suisse de HSBC révélé par l'enquête «SwissLeaks»...

Alexia Ighirri
Picture by Gabriel Szabo/Guzelian

HSBC branch in Liverpool city centre on 26th of April, 2012
HSBC bank helped wealthy clients dodge millions in tax.

BBC Panorama reported this after seeing thousands of accounts from HSBC's private bank in Switzerland leaked by a whistleblower in 2007./GUZELIAN_115503/Credit:Gabriel Szabo/Guzelian/SIPA/1502091208
Picture by Gabriel Szabo/Guzelian HSBC branch in Liverpool city centre on 26th of April, 2012 HSBC bank helped wealthy clients dodge millions in tax. BBC Panorama reported this after seeing thousands of accounts from HSBC's private bank in Switzerland leaked by a whistleblower in 2007./GUZELIAN_115503/Credit:Gabriel Szabo/Guzelian/SIPA/1502091208 — SIPA

Au milieu des quelque 6.000 Français et autres personnalités sur la liste des clients d’HSBC en Suisse figure Bertrand-Charles Leary. Le PDG des Grands Moulins de Strasbourg détenait des comptes numérotés dans la filiale suisse de HSBC et de sociétés écrans dans les Caraïbes, affirme Le Monde.

Contrôlé par l’administration fiscale, Bertrand-Charles Leary est poursuivi devant la justice pour complicité de fraude fiscale et de blanchiment de fraude fiscale, dans le dossier Arlette Ricci, l’héritière de Nina Ricci, dont il était l’ami et a géré la fortune. Contacté, Bertrand-Charles Leary a refusé de commenter.
D’après les documents auxquels Le Monde a eu accès, ses avoirs chez HSBC atteignaient 88 millions de dollars en 2006-2007.

Redressement de 8,2 millions d'euros

Le quotidien souligne que le PDG du troisième groupe meunier français a par ailleurs fraudé le fisc sur ses avoirs personnels. Mais sur ce point, il est parvenu à un accord avec l’administration, au prix d’un redressement de 8,2 millions d’euros. Devant les enquêteurs, il a dévoilé un système d’évitement de l’impôt centré sur le Panama, où il avait créé de multiples sociétés dans les années 1990 et 2000 (Karsis Industries, Challow, Nestor Investment…).