Strasbourg: Après le clip, les artistes régionaux se mobilisent dimanche au Zénith

CHARLIE HEBDO: Après le clip, plus de 150 artistes préparent le grand concert gratuit qui se tiendra dimanche au Zénith pour ne pas oublier Charlie, la liberté de penser et d'expression...

Gilles Varela

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 Le collectif «pour ne pas oublier charlie». Photo Christian Laemmel - France 3 Alsace
Le collectif «pour ne pas oublier charlie». Photo Christian Laemmel - France 3 Alsace — Christian Laemmel - France 3 Alsace

Ils récidivent. Après s'être réuni une première fois sur le plateau de France 3 et avoir enregistré une chanson en hommage à Charlie, le collectif se mobilise à nouveau et donne un concert gratuit au Zénith dimanche à 14h30, qui s'inscrit dans la continuité de l'enregistrement du clip, un mois après les tragiques événements de Paris. 

Les «enfoirés d'Alsace»

«Un clip qui a plus de 300.000 vues, s'enthousiasme Jean-Pierre Schlagg coorganisateur de l'événement. Un clip qui passe les frontières et rencontre du succès en Allemagne, en Autriche. Le spectacle, c'est un peu «les enfoirés d'Alsace», plaisante Jean-Pierre Schlagg. L'idée est que chaque individu se fonde dans un spectacle commun au service de la liberté d'expression et de penser».

150 artistes pour deux heures de show

Diffusé en direct sur le site de France 3, l'événement rassemblera près de 150 artistes vivant en Alsace. Réunis autour de Jean-Pierre Schlagg et Michel Reverdy, les artistes parmi lesquels Léopoldine HH, Roger Siffer, Christian Fougeron, mais aussi des musiciens membres de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg, des choristes, des dessinateurs, reprendront pendant un show de deux heures les grands titres qui appellent à la résistance tel qu’«Imagine» de John Lennon ou bien encore de «Résiste» de France Gall.

L'hymne de la mobilisation

Point d'orgue du concert, l'Hymne de la mobilisation «Die Gedanken sind frei», la liberté de penser, maintenant chanté en neuf langues, marque «une ouverture sur le monde». Une jauge pour 5.000 personnes est prévue. «Nous n'avons aucune visibilité car il n'y a pas de billetterie. On ne sait pas qui viendra, reconnaît Jean-Pierre Schlagg mais l'engouement autour du clip nous encourage.»

Ce qui n'empêche pas les organisateurs de vouloir continuer «pour ne pas que ça s'arrête» et qui suggèrent d’inviter les gens à allumer les lumières ou donner un signe tous les sept du mois et pourquoi pas une tournée...Mais ça, c'est une autre musique.