Schiltigheim: La ville se met au travail pour les demandeurs d'emploi

EMPLOI Le service emploi de la ville de Schiltigheim lance plusieurs actions pour enrayer la hausse du chômage, encore plus sensible chez les femmes...

Alexia Ighirri

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La mairie de Schiltigheim.
La mairie de Schiltigheim. — G. Varela / 20 Minutes

Schiltigheim a vu son bassin industriel se réduire et, au contraire, son taux de chômage gonfler ces dernières années. A l'instar d'autres communes du nord de l'Eurométropole, la cité des brasseurs est fortement impactée par le manque de travail.

«La situation du chômage est catastrophique», souffle Angela Basile, adjointe au maire en charge de l'emploi. Selon elle, Schiltigheim compte environ 5.000 demandeurs d'emploi. Son agence Pôle emploi assure le suivi des demandeurs d'emploi de près de 20 communes jusqu'à Gambsheim voire Momenheim. Soit 10.700 personnes.
Les Schilikois représenteraient donc près de la moitié des inscrits. «Dans le quartier des Ecrivains, il y a plus de 40% de demandeurs d'emploi, souligne l'adjointe au maire. Les jeunes de ce quartier subissent une discrimination à l'adresse.»

« Job Dating » et ateliers de retours à l'emploi

Face à ces mauvais chiffres, le service emploi de la ville a lancé plusieurs actions pour trouver des solutions, presque au cas par cas. Par exemple, ce jeudi 5 février, de 9h à 14h, l'hôtel de ville accueille son 2e «Job Dating» ouvert à tous les demandeurs d'emploi. Une première édition avait eu lieu en octobre: sur les 40 emplois alors proposés, 38 Schilikois ont décroché un contrat (dont 4 CDI et 2 CDD de plus de six mois).

Action pour les femmes

Autre particularité à Schiltigheim: le chômage touche sensiblement les femmes. «Un tiers des bénéficiaires du RSA sont des femmes», rappelle Angela Basile. D'où la volonté de créer une action spécifique pour trente femmes, rencontrées auparavant lors de réunions d'information, pour favoriser leur retour à l'emploi. En février et mars, des ateliers encadrés par ABC formation leur sont proposés à l'hôtel de ville. Au programme: rédaction de CV, simulations d'entretien ou encore séquences relooking.

D'autres ateliers de retour à l'emploi seront proposés en mars pour les bénéficiaires des minima sociaux et pour les jeunes diplômés.

Si elle assure que «l'envie est un facteur important pour trouver du travail», Angela Basile concède que «dès que la mairie s'est portée garante, la personne a été prise». Entre octobre et janvier, la ville a vu environ 60 personnes réussir leur retour à l'emploi.