Alsace: Le dossier de candidature de l'Alsace à la «French Tech» est déposé

NUMERIQUE Le pôle métropolitain Strasbourg-Mulhouse se lance dans l'aventure «French Tech» qui reconnaît l'excellence numérique d'un territoire et compte obtenir sa labellisation dans six mois...

Gilles Varela

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Strasbourg le 27 janvier 2015. candidature du pôle métropolitain Strasbourg Mulhouse pour le Label French Tech en présence des porteurs du projet comme Robert Herrmann, Jean Rottner, le professeur Marescaux, à l'IRCAD.
Strasbourg le 27 janvier 2015. candidature du pôle métropolitain Strasbourg Mulhouse pour le Label French Tech en présence des porteurs du projet comme Robert Herrmann, Jean Rottner, le professeur Marescaux, à l'IRCAD. — G. Varela / 20 Minutes

C'est fait. Mulhouse, l'Eurométropole de Strasbourg, partenaires privés et publics ont déposé mardi le dossier de candidature au label French Tech, un label initié par Fleur Pellerin en novembre 2013, alors ministre déléguée à l'innovation et à l'économie numérique.

Les deux villes alsaciennes allient leurs forces pour défendre une candidature unique et obtenir le précieux label. Synonyme de coup d'accélérateur pour l'économie locale, l'Alsace se lance dans une aventure collective et mobilise l'ensemble des acteurs, des entrepreneurs, investisseurs, financeurs, des organismes de formation et de recherche et utilise son atout, sa position géographique stratégique pour établir des partenariats notamment avec le Bade-Wurtemberg et la Suisse.

Une année pour constituer le dossier

Déjà neuf grandes métropoles françaises ont obtenu le label et intégré l'équipe de France numérique. «Ce n'est pas une course, a souligné le président de l'Eurométropole Robert Herrmann lors d'une conférence de presse mardi matin. Il a fallu une année pour constituer un dossier solide, sans se précipiter, pour le faire arrivé à maturité», même s’il précise que «les choses ne sont pas figées et qu'elles vont évoluer».

En attendant, toutes les forces vives sont sur le pont. Et ce n'est pas moins de onze «mentors» qui vont porter le projet. Des personnalités emblématiques du territoire, de start-up, d'entreprises de croissance, comme le professeur Jacques Marescaux, docteur en chirurgie et fondateur de l'Ircad, ou bien encore l'entrepreneur de l'année 2013 Pierre Etienne Bindschelder, mais encore Patrick Rein, directeur général d'Activis, initiateur et fondateur de Rhénatic...

Permettre à un «Facebook» ou un «Google» d'éclore en Alsace

L'objectif est clair. L'Alsace veut accélérer l'innovation et la croissance, améliorer la formation, la diversifier, l'enrichir et favoriser l'innovation par la «fertilisation croisée», entre la filière numérique et les domaines d'excellence et particulièrement dans le domaine des technologies médicales et du bâtiment durable. «Car on ne le sait peut-être pas encore, mais les futurs fondateurs de Facebook ou de Google sont là, en Alsace», assure Jean Rottner, maire de Mulhouse.

Et les ambitions se bousculent. D’ici à 2025,  sont entre autres espérés 10.000 nouveaux emplois, 5.000 entreprises du tissu alsacien «numérisées», 50 entreprises créées dans le secteur des technologies médicales, 130 start-up accompagnées annuellement vers l'export.

Si tout va bien, dans six mois, le label devrait être accordé. Viendra ensuite une période d’un an, pendant laquelle des ajustements et une évaluation seront faits. Le label sera reconductible ensuite pour une durée de trois ans.