Apologie du terrorisme: L'avocat de l'accusé jugé à Strasbourg ce mardi espère un climat apaisé

JUSTICE Un Strasbourgeois de 30 ans est jugé par le tribunal correctionnel pour avoir publié sur Facebook, après la tuerie au siège de «Charlie Hebdo», le commentaire «Bon baisers de Syrie. Bye bye Charlie»...

Floréal Hernandez

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Strasbourg, le 12 janvier 2014. - Michaël Wacquez,  l'avocat du Strasbourgeois interpellé pour apologie de terrorisme sur Facebook après l'attentat contre «Charlie Hebdo».
Strasbourg, le 12 janvier 2014. - Michaël Wacquez, l'avocat du Strasbourgeois interpellé pour apologie de terrorisme sur Facebook après l'attentat contre «Charlie Hebdo». — G. Varela \ 20 Minutes

Dans quel climat va se dérouler le procès? Le 12 janvier, cinq jours après l'attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, l'ambiance était lourde dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Strasbourg. A l'extérieur aussi. La raison? Le jugement d'un Strasbourgeois de 30 ans pour apologie de terrorisme sur Internet.

>> Apologie de terrorisme: comment les signalements sont gérés sur Internet.

«Une mauvaise blague»

Cet habitant du Neuhof a publié sur Facebook après l'attentat contre Charlie Hebdo une photo sur laquelle on voyait un fusil d'assaut, des douilles et une lettre manuscrite où était inscrit: «Bons baisers de Syrie. Bye bye Charlie.»

«Une mauvaise blague, assurait ce Strasbourgeois, connu de la justice pour des affaires de stupéfiants et maintenu en détention après le report de son procès. Je connaissais l'apologie de crime contre l'humanité, pas l'apologie du terrorisme.»

>> Apologie du terrorisme: L'exécutif appelle à la sévérité.

Il encourt sept ans de prison

Son avocat, Michaël Wacquez, lui, regrettait le manque de « sérénité » autour des débats. «Mon client paie une actualité dramatique», estimait-il. Pour l'audience de ce jour, le conseil fait le vœu «d'un débat en toute quiétude, un débat apaisé». Maître Wacquez réserve à l'audience son argumentation mais répète que son client «ne souscrit pas à cet attentat. Il ne partage en rien ces faits.» Le Strasbourgeois encourt jusqu'à sept ans de prison.