Bas-Rhin: Un an que la police nationale patrouille sur Twitter

WEB Il y a un an, la Direction départementale de la sécurité publique du Bas-Rhin (DDSP 67) a été l'une des cinq premières à être présente sur le réseau social...

Alexia Ighirri
— 
@PNationale67, compte Twitter de la police nationale dans le Bas-Rhin. - Strasbourg, le 25 janvier 2015.
@PNationale67, compte Twitter de la police nationale dans le Bas-Rhin. - Strasbourg, le 25 janvier 2015. — G. Varela \ 20 Minutes

Un ordinateur portable posé dans un coin de son bureau est dédié aux gazouillis... Depuis un an désormais, Joël Irion, chargé de communication de la Direction départementale de la sécurité publique du Bas-Rhin (DDSP 67), s'occupe du compte Twitter @PNationale67.

Le Bas-Rhin et quatre autres départements français avaient été retenus pour se lancer sur le réseau social, histoire de communiquer autrement. Davantage dans la proximité: «Ce n'est pas que de la communication pure, ça reste un service de police et ça établit un véritable lien social avec la population», assure Joël Irion, qui égrène alors plusieurs conversations qu'il a eu l'occasion de tenir avec ses internautes.

Prévention, appels à témoins et pointes d'humour

Sur le réseau social, il diffuse des tweets à caractère préventif, des appels à témoins, des faits-divers ou dévoilant un peu les coulisses de la Direction départementale de la sécurité publique. Et puis il y a des internautes qui posent des questions pratiques, à la recherche de renseignements, «et ils sont étonnés lorsque quelqu'un de la police leur répond», sourit le chargé de communication, surnommé «Monsieur Tweet» dans les couloirs de la DDSP 67.

Ok là c'est trop mais pensez tout de même à équiper votre #vélo d'un système d'éclairage! pic.twitter.com/w6gh1c0SEP
— Police Nationale 67 (@PNationale67) January 17, 2015



Le compte Twitter compte aujourd'hui près de 2.700 followers, davantage d'hommes que de femmes, entre 25 et 50 ans majoritairement. Et selon un premier sondage, mis en ligne il y a quelques jours sur le compte Twitter, 77% des votants ont l'impression d'être plus proches de la police grâce aux réseaux sociaux et 85% d'entre eux apprécient les pointes d'humour dans les tweets.

Elle vole des décorations de Noël au marché de Noël de @strasbourg mais ne reconnaît pas les faits. Elle finit en garde à vue. Les boules!..
— Police Nationale 67 (@PNationale67) December 1, 2014



S'il note que les «gens aiment bien les tournures de phrases rigolotes», Joël Irion se fixe quelques limites sur le ton à adopter: «Il faut garder à l'esprit qu'on parle au nom d'une institution. Avec des gens qui ne nous connaissent pas et qu'on ne connaît pas.» En revanche sur les thématiques, il se veut «hétéroclite»: «La direction me fait confiance, j'essaye de parler un peu de tout, selon les actualités, les événements... Mais je ne veux pas une journée sans tweet.» Et vu le nombre de notifications qui sont arrivées durant notre entretien, les followers ne veulent pas de journée blanche non plus.