Racing club de Strasbourg: Quatre conseils à Jérémy Blayac pour réussir son intégration

FOOTBALL Le Racing se déplace à Epinal, vendredi, pour la 18e journée de National. Dans le groupe de 18 joueurs appelés par Jacky Duguépéroux, on trouve l'attaquant Jérémy Blayac, tout juste prêté par Angers...

Floréal Hernandez

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Buteur, Jérémy Blayac peut aussi se révéler tacleur. (Archives)
Buteur, Jérémy Blayac peut aussi se révéler tacleur. (Archives) — POL EMILE / SIPA

Près de 300 matchs pros, passé par sept clubs, Jérémy Blayac, le nouvel attaquant du Racing prêté par Angers, est expérimenté. Découvrir un nouveau vestiaire, un nouvel effectif en cours de saison ne l'impressionne pas. «Je ne suis pas timide», assure-t-il. Voici quatre conseils pour réussir son intégration au mercato d'hiver.

Être bon rapidement. La meilleure façon d'être bien accueilli par son nouvel effectif est «d'être le meilleur possible sur le terrain», concède Guillaume Gauclin, arrivé à Strasbourg à l'hiver 2013-2014 et auteur de quatre premiers matchs sans encaisser un but. Pour Jérémy Blayac, il s'agira de mettre des buts car le Racing n'en a marqué que 18 en 17 matchs de National. «C'est mon job de marquer. Depuis le début de ma carrière, je suis jugé sur ça. Je vais essayer de transformer en but le travail  de mes collègues.» L'attaquant prévient: «Je comprends les attentes mais je ne suis pas le Messie.»

Être discret ou expansif? «Il faut être soi-même», lance Jérémy Blayac qui assure n'être pas timide. D'ailleurs, ce n’est pas son premier changement de club en plein hiver. «A la différence, précise-t-il, de Boulogne à Tours, j'avais été transféré. Là, je ne suis que prêté par Angers.» L'attaquant reconnaît que si ses quatre mois se passent bien avec le Racing et qu'ils sont couronnés d'une montée en L2. Il se verrait bien «s'engager sur la durée. Mais il y a encore du chemin», reconnaît-il. D'ici là, Jérémy Blayac aura été pris en main par l'un ou l'autre de ses coéquipiers pour «lui montrer comment fonctionne le club, lui faire découvrir la ville», selon Pacho Donzelot.

Ne pas rappeler de mauvais souvenirs. Les montées, Jérémy Blayac en a connu trois: deux avec Toulouse au début de sa carrière et une avec Boulogne-sur-Mer. Cette dernière, il n'est pas nécessaire pour l'attaquant de l'évoquer à Strasbourg car elle avait privé l'équipe coachée par Jean-Marc Furlan d'un retour express en L1. «C'est vrai, j'avais tout fait pour que le Racing ne monte pas», sourit Jérémy Blayac. Les choses ont changé et le natif de Saint-Affrique dans l'Aveyron croit aux chances du club strasbourgeois de retrouver la Ligue 2 malgré six points de retard sur le podium. «C'est l'objectif. Je vais tout faire pour cette fois.» Lors de ces trois montées, le buteur était à chaque fois sur le podium à la trêve. «Oui mais avec Boulogne, on était sixième en mars [et même 7e après 27 journées]. Là, il nous faut nous faire une série», annonce Jérémy Blayac. Le point de départ de celle-ci est-il à Epinal, ce vendredi?

Payer un coup à ses partenaires. Le pot d'arrivé est un truc indémodable. Pas dit que Jérémy Blayac arrive les bouteilles dans le vestiaire mais l'attaquant songe «à faire un petit quelque chose convivial». Guillaume Gauclin estime qu'il faut que ce soit «spontané. Il doit faire comme il le sent. Ça dépend des personnalités.»