Le nouveau site Internet de l'association Mira.
Le nouveau site Internet de l'association Mira. — Capture d'écran

PATRIMOINE

Alsace: Trois raisons de se plonger dans les vieux films de la région

Alexia Ighirri

L'association Mémoire des images réanimées d'Alsace (Mira) a lancé son nouveau site Internet...

Dans sa lutte pour la sauvegarde des films amateurs sur l'Alsace, l'association Mémoire des images réanimées d'Alsace (Mira) s'est dotée d'un nouvel outil: un site Internet, Miralsace.eu, qui devrait permettre au plus grand nombre de s'emparer de ces films inédits sur le thème de l'Alsace. Et qui constitue un patrimoine régional encore trop méconnu.

1. Redécouvrir. Mira dispose aujourd'hui de 600 séquences, réalisées par des familles ou entreprises, dont une centaine sont actuellement sur le nouveau site Internet. Ainsi, en quelques clics, l'association nous propose de redécouvrir un film amateur des travaux sur la place Kléber à Strasbourg, mais aussi le film d'un réalisateur inconnu lors de la libération de Marlenheim en 1944.

2. Contribuer. Il serait peut-être bon d'aller fouiller dans vos greniers pour vérifier si quelques films de famille n'y sont pas cachés puisque, via l'onglet «Faire connaître vos films», les propriétaires de films amateurs sur le thème de l'Alsace sont invités à les partager. Histoire de collecter ainsi de nouvelles images aujourd'hui en danger. «Les images amateurs n'ont aucune protection, contrairement aux productions commerciales ou des télévisions, explique Odile Gozillon-Fronsacq, historienne du cinéma et chef de projet de Mira. On est conscient que les films amateurs sont jetés parce que les gens n'ont plus les projecteurs pour les regarder.»

3. Créer. L'action de Mira ne s'arrête pas là. L'association propose en effet de donner une seconde vie à ces vidéos amateurs. Avec la rubrique «Créer et penser l'image», elle veut aider à la création intellectuelle et artistique à partir de cette base d'images, jugeant important qu'elle soit partagée, commentée. C'est ainsi qu'à partir des archives filmiques de Jean Albert, Gabriel Goubet retrace les débuts de ce photographe au cinéma, dans les années 1950.