Strasbourg: Le top 7 des excuses les plus surprenantes données aux contrôleurs des transports en commun

TRANSPORTS «20 Minutes» vous livre les meilleures où les plus surprenantes excuses données aux contrôleurs de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS)...

Gilles Varela

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Illustration. Contrôles dans le tramway à Strasbourg le 7 février 2012.
Illustration. Contrôles dans le tramway à Strasbourg le 7 février 2012. — G. Varela / 20 Minutes

Surprenantes, incroyables, invraisemblables. Les contrevenants sur le réseau de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) ne manquent pas d'imagination, d'aplomb et parfois de mauvaise foi pour expliquer la raison pour laquelle ils ne paient pas un ticket de tram ou de bus.

«Parfois, nous faisons part de clémence, surtout lorsqu'il y a un doute. Contrôleur est un métier de contact, d'écoute. Nous agissons toujours avec professionnalisme, mais parfois, c'est impossible de ne pas rire», explique Mathieu Dubois, responsable contrôle et information des voyageurs à la CTS.

20 Minutes vous livre les excuses ou les situations les plus surprenantes entendues par les contrôleurs:

  • «J'ai  une infection urinaire et je me dépêche d’aller à la gare pour aller aux toilettes !»
  • Dans un bus articulé, un voyageur sans titre de transport a répondu au contrôleur que son ticket s’était envolé à cause du courant d’air lors de l'ouverture des portes et qu'il avait voulu courir après mais qu'elles s'étaient refermées.
  • A la vue des contrôleurs, un couple avec des tickets non validés s’en est pris à ses deux enfants qui devaient les valider. Il est apparu que les parents les avaient préalablement briefés et demandé de pleurer en cas de contrôle.
  • Un jeune sans titre de transport a essayé de se faire passer pour sourd et muet, et semblait perdu. Les agents ont alors fait appel à une patrouille de police qui passait pour lui porter assistance. A leur vue, le jeune homme a décliné toute son identité alors même que personne ne le lui avait demandé.
  • Un contrôleur a demandé à une cliente qui n'avait pas de titre de transport un justificatif d’identité, en vain. Après insistance, cette dernière lui a répondu qu’elle n’avait rien. Le contrôleur a insisté. La dame a alors relevé sa longue robe. Elle ne portait pas de sous-vêtements.
  • Un homme a expliqué qu'il n'avait pas eu le temps d'acheter un ticket car sa femme allait accoucher et qu'il devait la rejoindre très rapidement. A l'arrêt suivant, sa femme est montée dans le tram. Elle n'était pas enceinte.
  • «Je  n’ai pas de titre de transport, ma mère vient de décéder». Le contrôleur qui l’avait vu rire avec des amis sur le quai avant de monter s'est douté de la supercherie. Finalement, le contrevenant a fini par reconnaître la fraude et a ajouté: «Non, ce n’est pas encore fait… pourtant j’en rêve!».

 

Si les excuses prêtent parfois à sourire, la fraude coûte tout de même 4,5 millions d'euros par an à la  (CTS), et si le coût pour la collectivité reste important, les moyens mis en œuvre ont tout de même permis de baisser le taux de fraude en cinq ans de 25%.  En passant sous la barre des 10 % (9,2%), le réseau strasbourgeois figure parmi les meilleurs réseaux français en la matière.