Strasbourg: Le Bas-Rhin toujours en «vigilance renforcée», les mosquées refusent tout amalgame (MAJ)

CHARLIE HEBDO Pas de modification du plan Vigipirate dans le département...

Floréal Hernandez

— 

Strasbourg le 8 janvier 2015. La grande mosquee de Strasbourg
Strasbourg le 8 janvier 2015. La grande mosquee de Strasbourg — Gilles Varela

Le niveau de vigilance n'a pas été augmenté dans le Bas-Rhin après l'attentat contre le journal Charlie Hebdo, mercredi. Le plan Vigipirate est toujours en «vigilance renforcée» notamment dans les gares, les grands magasins et les lieux de culte. Des patrouilles de police font des rondes régulières devant les organes de presse.

>> Pour suivre en direct les derniers événements de ce jeudi, c'est par ici

Eviter tout amalgame

Devant la grande mosquée de Strasbourg Heyritz ou la mosquée Eyyub Sultan à la Meinau, il n'y a pas de voiture de police qui stationne. Dans l'une comme dans l'autre, on ne s'en inquiète pas. A la grande mosquée, on souligne: «Nous sommes prêts du commissariat du Heyritz, des voitures de police passent devant la mosquée tous les jours à toute heure.»

Toutefois, la grande mosquée a fait appel à une entreprise de sécurité. «Habituellement, nous avons un vigile la nuit. Là, nous en avons un de jour, deux la nuit et il y en aura cinq lors de la grande prière vendredi [à 13h]», explique Ali El Jarroudi, président de la grande mosquée de Strasbourg. Dans le prêche, l'imam «reviendra sur l'attentat contre Charlie Hebdo, abordera la question du terrorisme et rappellera les valeurs de l'islam et de la République», détaille Ali El Jarroudi.

>> Le dossier de 20 Minutes sur l'attentat contre Charlie Hebdo

S'il y a eu un contact entre les forces de police et la mosquée Eyyub Sultan, mercredi, la sécurité n'a pas été renforcée devant. L'une des personnes présentes sort pour le confirmer. La peur de l'amalgame trotte dans les esprits. «Bien sûr qu'on l'a, admet Sabahaddin Aydemir, président de la mosquée Eyyub Sultan, horrifié par cet acte barbare qu'il condamne. Mais la société française le sait, les Français le disent, il ne faut pas faire d'amalgame entre l'islam et cet attentat. Ils sont conscients que l'islam, ni aucune religion, ne tolère ce genre d'acte.»