Strasbourg: Une élue dépose plainte après des menaces sur Internet

FAITS DIVERS Une page Facebook s'en prend à des élus de tous bords, «coupables» de ne pas assez s'opposer à la fusion des régions...

G.V. avec AFP

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13122014-STR-Manifestation contre la fusion de l'Alsace avec la Lorraine et  la Champagne-Ardenne dans les rues de Strasbourg et près des institutions européennes
13122014-STR-Manifestation contre la fusion de l'Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne dans les rues de Strasbourg et près des institutions européennes — Gilles Varela

Anne-Pernelle Richardot adjointe, au maire de Strasbourg et conseillère régionale, a porté plainte à la suite de la publication de menaces à son encontre sur les réseaux sociaux.

Ces menaces ont été publiées quelques semaines après la diffusion sur les réseaux sociaux d'autres menaces à l'encontre du député PS Philippe Bies, présenté sur Facebook derrière une ligne de mire, avec la mention «homme à abattre». L'auteur de cette publication, un quinquagénaire opposant à la réforme territoriale, avait été identifié et entendu par la police.

Les nouvelles menaces, accompagnées d'insultes, visent cette fois l'adjointe au maire dont une photo a été publiée sur une page Facebook intitulée «Le mur des c... d'Alsace». Parmi les commentaires, un internaute a publié la mention «Fusillez-moi ça». Elle est également la cible d'insultes dégradantes sur la même page.

Une plainte pour insultes et menaces

«Une plainte pour insultes et menaces a été déposée afin que les responsables soient sanctionnés au plus vite», a indiqué la mairie dans un communiqué.

La page Facebook en question s'en prend également à plusieurs responsables UMP, dont le président de la Région Philippe Richert, accusés d'avoir «trahi» l'Alsace, ainsi que des journalistes locaux, un politologue et un cabarettiste.

«Ces pratiques sont tout simplement inadmissibles dans une démocratie comme la nôtre et je les condamne fermement», a commenté le maire PS de Strasbourg, Roland Ries, tout en assurant son adjointe de sa «solidarité» et son «soutien».

Philippe Bies avait lui aussi porté plainte peu avant Noël et une enquête avait été ouverte pour «menaces de crimes ou délits contre une personne ou des biens chargés d'une mission de service public».

Les autonomistes reprochent aux élus PS et à de nombreux élus UMP de n'avoir pas assez lutté pour empêcher l'adoption de la réforme territoriale qui prévoit la création d'une région résultant de la fusion Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.