Strasbourg: Des nouvelles compétences pour l'Eurométropole

POLITIQUE Si le passage de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) à l'Eurométropole ne devrait pas bouleverser ses habitants, il offre de nouvelles compétences à l'exécutif strasbourgeois...

Alexia Ighirri

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L'hémicycle du centre administratif de Strasbourg. (Illustration)
L'hémicycle du centre administratif de Strasbourg. (Illustration) — Varela

Si l’Eurométropole conserve les acquis de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS), elle se voit aussi attribuer de nouvelles compétences.

Compétences obligatoires. Ainsi, l’Eurométropole est obligée de participer à la gouvernance et à l’aménagement des gares, de prendre en charge les luttes contre la pollution de l’air et les nuisances sonores ou la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations. «C’est extrêmement important parce qu’on va les intégrer dans les plans locaux d’urbanisme», débute Robert Herrmann, président de l'Eurométropole.

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Transfert de compétences de l'Etat. En plus de ces compétences obligatoires, l’Etat peut déléguer un certain nombre d’éléments, surtout en termes de logement. Reste à voir si les dotations qui leur sont liées seront aussi transférées. «On peut aussi solliciter l’Etat pour le transfert de certaines compétences, ça marche dans l’autre sens», poursuit le président.

Transferts de compétences des collectivités territoriales. L’Eurométropole peut aussi prendre en charge, en lieu et place du département, la question des routes, de l’action sociale ou du soutien aux personnes âgées.
Concernant les compétences de la région (développement économique et lycées), l’Eurométropole ne compte pas les revendiquer.