Record de vitesse battu pour les cheminots

TGV On se serait presque cru à une finale de Coupe du monde. Près de sept cents membres du personnel des ateliers de...

Jonathan Barbier

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Les ateliers du TGV à Bischheim.
Les ateliers du TGV à Bischheim. — G . VARELA / 20 MINUTES

On se serait presque cru à une finale de Coupe du monde. Près de sept cents membres du personnel des ateliers de rénovation et de maintenance des TGV de Bischheim ont assisté hier, en direct sur écran géant, au record de vitesse du TGV V 150. Un moment particulier pour tous ces employés, réunis dans un entrepôt, puisque soixante-quinze ingénieurs, techniciens et ouvriers du site ont travaillé sur les deux motrices qui se sont élancées sur les rails. « Je me sens un peu fébrile, car tout peut arriver », confie Bernard Lazzarotto, ingénieur qui a mené les études d'aérodynamisme. « La semaine dernière, lors d'essais, on a quand même perdu une pièce ». Mais dès le départ du train, à 13 h 01, la foule se laisse griser par la chasse au record et applaudit.Passés les 540 km/h, une première salve de hourras retentit, suivie d'une autre encore plus marquée et accompagnée de nombreux sifflets lorsque le train atteint les 570 km/h. « Je suis extrêmement fier de ce record », déclare Alain Fabre, qui a oeuvré sur les roues de l'engin et était déjà de l'aventure lors de l'établissement du précédent record en 1990. « Ce n'est pas une fierté personnelle, puisque ce que j'ai fait, un autre aurait pu le faire aussi. Mais c'est vraiment valorisant pour les ateliers, cela démontre notre savoir faire. » Pour un jour, le record a même permis l'union sacrée entre syndicats et direction. « Aujourd'hui, c'est une fête, et l'on met de côté les revendications des cheminots », a ainsi commenté le secrétaire général adjoint de la CFTC-Cheminots.

ateliers Les ateliers ont participé à l'étude et à la réalisation des modifications des motrices. Les travaux d'adaptation ont pris 44 jours à partir de l'arrivée des motrices sur le site le 3 octobre.