Possible embellie sur le front de l'emploi

ECONOMIE L’Assédic Alsace pressent une hausse des recrutements pour 2007 dans l’industrie, la construction et les services...

Ludovic Meignin

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La situation économique demeure préoccupante dans la région, mais pourrait s'améliorer dans les prochains mois. C'est en tout cas ce que révèle l'enquête 2007 sur les besoins en main-d'oeuvre, réalisée pour la sixième année consécutive par l'Assédic Alsace.Les chiffres présentés hier indiquent que les entreprises alsaciennes envisagent d'effectuer cette année 28 560 recrutements, soit une hausse de 5 % par rapport à 2006. En nombre d'emplois, cela représente 1 400 nouvelles intentions d'embauches. C'est l'industrie qui prévoit de recruter le plus, mais dans des métiers très spécialisés (900 projets). Ce secteur est suivi de peu par celui de la construction, avec 700 embauches prévues. Les services devraient également constituer en 2007 une source d'emploi non négligeable : « Sur les quinze métiers qui font l'objet de projets de recrutement, douze sont dans le tertiaire », précise ainsi Carole Wandler, chargée des statistiques à l'Assédic Alsace.L'amélioration attendue devrait permettre une hausse des emplois stables, les projets d'embauche saisonniers reculant pour la deuxième année consécutive. Reste que pour bénéficier pleinement d'une éventuelle embellie sur le marché régional de l'emploi, la formation doit pouvoir suivre. L'étude sur les besoins en main-d'oeuvre est précisément conçue comme un outil de diagnostic et de décision : « Elle nous permet d'adapter l'offre de formation selon les besoins pour chaque bassin d'emplois », souligne Josette Pflug, directrice régionale de l'Assédic Alsace.

partenaires L'Assédic et l'ANPE font partie depuis 2002 de l'Observatoire régional de l'emploi (Oref), soutenu par les pouvoirs publics, dont le conseil régional. Cet organisme permet de mettre en commun les données dont dispose chaque partenaire pour une politique concertée en faveur de l'emploi. L'enquête de l'Assédic a ainsi permis d'interroger 41 701 entreprises cotisantes. Plus d'un quart d'entre elles ont répondu, rendant l'enquête suffisamment fiable.