Strasbourg: Deux ados strasbourgeois en route pour la Syrie arrêtés en Hongrie

FAITS DIVERS Deux lycéens strasbourgeois âgés de 15 et 16 ans ont été interpellés samedi matin en Hongrie alors qu’ils se dirigeaient vraisemblablement vers la Syrie...

G.V.

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Archives.Strasbourg le 13 05 2014. TERRORISME - Les forces de l'ordre ont interpelle des jeunes soupçonnes d’être partis en décembre 2013 en Syrie.
Archives.Strasbourg le 13 05 2014. TERRORISME - Les forces de l'ordre ont interpelle des jeunes soupçonnes d’être partis en décembre 2013 en Syrie. — G. Varela \ 20 Minutes

Les deux amis étaient considérés comme des mineurs en fugue depuis le milieu de la semaine dernière. Samedi matin, dans une gare de l’Est de la Hongrie, ils ont été interpellés par des policiers hongrois sur la base du signalement diffusé par les autorités françaises au niveau européen, révèlent les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Les deux Strasbourgeois âgés de 15 et 16 ans, domiciliés à Cronenbourg et à Koenigshoffen, étaient inscrits au fichier des personnes recherchées car considérés comme des djihadistes potentiels. L’un des deux au moins était en contact avec un djihadiste notoire. Au moment de leur interpellation, les adolescents voyageaient sans leurs papiers et étaient sur le point de monter dans un train. Tout porte à croire qu’ils cherchaient à rejoindre la Turquie, principale porte d’entrée en Syrie pour les candidats au djihad.

Le parquet antiterroriste français n'a, pour le moment, pas engagé de procédure à leur encontre. Selon le parquet, les deux adolescents sont considérés comme des mineurs en fugue et faisaient l'objet de recherches pour "disparition inquiétante". Tous deux avaient fait l'objet en octobre d'un signalement du parquet antiterroriste, qui n'avait toutefois pas considéré disposer d'éléments suffisants pour les mettre en examen à l'époque, précise l'AFP. Actuellement, les deux adolescents ont été placés par la justice hongroise des mineurs dans un foyer d'hébergement, en vue d'être remis à leurs parents.

Ils devraient être entendus par la justice française à leur retour en France.