Strasbourg: La capitale alsacienne veut sauver le slow

EVENEMENT Dans le cadre de son opération touristique à la Saint-Valentin, Strasbourg veut créer le label «Conservatoire du slow»...

Alexia Ighirri

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Des couples dansant le slow. (Illustration)
Des couples dansant le slow. (Illustration) — David Goldman/AP/SIPA

Strasbourg, la romantique, veut sauver le slow. Dans le cadre de son opération touristique «Strasbourg, mon amour» (du 6 au 15 février 2015), l'office de tourisme de Strasbourg et sa région et l'agence Passe Muraille comptent créer le «Conservatoire mondial du slow».

Depuis 2013, dans le cadre d'une programmation culturelle et décalée autour de la Saint-Valentin, une «slow-party» est organisée et rencontre un grand succès: des couples s'emparent de la galerie de l'Aubette au centre-ville de Strasbourg, transformée en dancefloor avec boules à facettes et éclairage disco, et y enchaînent les slows.

Création d'un label et d'un site internet

Pour leur 3e édition, les organisateurs veulent aller plus loin et redonner ses lettres de noblesse à cette danse «qui est en train de mourir», dixit Patrice Geny, directeur de l'office de tourisme.
Ils lancent un label «Conservatoire mondial du slow», qui pourra être utilisé par tous les Strasbourgeois invités à organiser leur propre soirée slow.
Concrètement, les organisateurs aimeraient que les couples strasbourgeois puissent danser dans les commerces, restaurants, galeries, etc. «On veut que toute la ville tangue sous des boules à facettes», illustre Michel Bedez de Passe Muraille.

Un site internet sera également créé en janvier présentant, entre autres, tous les gestes du slow. «Parce qu'un slow ne se danse pas n’importe comment», assure Patrice Geny.