Strasbourg: Une politique des achats plus lisible

COLLECTIVITE Dans un contexte budgétaire contraint, la ville et la communauté urbaine de Strasbourg ont précisé les axes de leur politique des achats pour les prochaines années...

Alexia Ighirri

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Bâtiment de la CUS. Le 01 07 2009
Bâtiment de la CUS. Le 01 07 2009 — G. VARELA / 20 MINUTES

Le contexte budgétaire étant contraint, la ville et la communauté urbaine de Strasbourg ont annoncé vouloir utiliser tous les leviers de leur politique économique, environnementale et sociale. Parmi lesquels se trouve celui des marchés publics.

Pour y donner plus de lisibilité, les deux collectivités ont défini les axes de leur politique des achats pour les prochaines années. Des orientations qu'ils vont expliciter d'ailleurs devant les entreprises au salon de l'achat public qui se déroule au centre administratif ce jeudi.

L'objectif est de développer la performance des achats, c'est-à-dire de maîtriser les dépenses publiques sans perdre en qualité du service rendu pour répondre aux besoins des citoyens. «Mais on ne peut pas faire n'importe quoi, souligne Chantal Cutajar, adjointe au maire de Strasbourg en charge des marchés publics. Cela ne signifie pas privilégier les offres moins disantes. Mais on doit aboutir au meilleur rapport qualité/prix.» Ville et CUS citent en exemple le marché de fourniture de gaz passé récemment. Une opération qui pourrait être imitée pour l'électricité (lire encadré).

Allotissement, coût carbone et charte déontologique

Dans leur plan d'actions, les collectivités veulent améliorer la définition des besoins ou encore faciliter l'accès des entreprises à la commande publique. En allotissant les marchés pour les ouvrir aux PME et TPE par exemple, ou en adoptant des exigences sociales et environnementales, prenant en compte entre autres le critère du coût carbone.

Parmi les autres axes, les deux collectivités entendent aussi mettre en place une charte déontologique relative aux achats, puis d'optimiser et moderniser leur action, notamment en termes de dématérialisation.

La ville et la CUS passent environ 2.900 marchés par an, qui représentent un volume d'achat annuel compris enter 200 et 300 millions d'euros. Actuellement, 85% des marchés de la ville et la CUS sont remportés par des entreprises alsaciennes dont 71% bas-rhinoises.

Dernièrement, un marché de fourniture de gaz a été coordonné par la CUS, mutualisant la ville de Strasbourg et la plupart des communes de l'agglomération et décidé en 48h, a permis de réaliser une économie de 800.000 euros, indique Jean-Marie Beutel, vice-président de la communauté urbaine de Strasbourg en charge de la commande publique. Une telle mutualisation pour un marché de fourniture d'électricité est en cours de réflexion.