Libération de Strasbourg: Le programme des festivités distribué «sous le manteau»

EVENEMENT Pour annoncer les célébrations du 70e anniversaire de la libération de Strasbourg, des étudiants en habits d'époque «donnent sous le manteau» le programme des festivités à la surprise des passants...

Gilles Varela

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Strasbourg le 19 novembre 2014. Operation de promotion des festivites pour le 70e anniversaire de la  liberation de Strasbourg.
Strasbourg le 19 novembre 2014. Operation de promotion des festivites pour le 70e anniversaire de la liberation de Strasbourg. — Gilles Varela

Deux hommes et deux femmes portant des costumes de la fin de la seconde guerre mondiale arpentent discrètement les marchés et font les sorties des écoles. Ils murmurent quelques mots à l'oreille des passants, souvent étonnés. Soudain, un coup de sifflet retentit, signe de la présence de la Gestapo. En une fraction de seconde, tous disparaissent.

Strasbourg le 19 novembre 2014. Opération de promotion des festivités pour le 70e anniversaire de la libération de Strasbourg. - Gilles Varela

Tel est le scénario imaginé par le service événement de la ville, pour distribuer 5.000 programmes pour les deux jours de festivités (le 22 et 23 novembre) célébrant la libération de Strasbourg, il y a 70 ans. Ce mardi matin, quatre étudiants venant du monde du spectacle, des arts, du design, avaient revêtu un costume d'époque et jouaient le jeu. En murmurant «attention, les libérateurs vont arriver» ou encore cachez ça, c'est pas moi qui vous l'ai donné» les comédiens ont surpris, voire effrayé, agacé et souvent amusé bien plus d'un passant.

Strasbourg le 19 novembre 2014. Opération de promotion des festivités pour le 70e anniversaire de la libération de Strasbourg. - Gilles Varela

«C'est ce qui s'est passé en novembre1944. La résistance annonçait discrètement à la population l'arrivée des libérateurs. Et lorsque la Gestapo pointait son nez, un coup de sifflet signifiait de déguerpir. Mais au-delà de cette une mise en scène, c'est surtout un travail sur le devoir de mémoire, sa transmission  aux nouvelles générations et pas seulement l'annonce des festivités de ce week-end», explique Jean Muck, régisseur de l'événement.

Strasbourg le 19 novembre 2014. Opération de promotion des festivités pour le 70e anniversaire de la libération de Strasbourg. - Gilles Varela

Le 23 novembre 1944, à 9h25, une colonne de la 2e Division Blindée entrait dans Strasbourg par la Porte de Pierres. A 10h30, le lieutenant-Colonel Rouvillois faisait émettre le message «Tissu est dans iode» signifiant que Strasbourg était aux mains des troupes françaises.

Pour célébrer cet événement, samedi 22 novembre, une colonne d'une quarantaine de véhicules militaires d'époque accompagnée par une centaine de fantassins traversera plusieurs communes avant d'arriver aux alentours de 15h place Broglie, avec une reconstitution de la célèbre photo de la jeep rue Mercière avec des descendants des Alsaciennes photographiées en 1944, le tout avec une distribution de chewing-gum. Pour finir la journée, un bal populaire se tiendra sur le parvis de l'Opéra.

Dimanche, le programme sera nettement plus «officiel» et ce dès 8h30 avec une cérémonie au monument Leclerc, une montée au drapeau sur la flèche de la cathédrale à 10h35  et pour finir une messe de la Fondation à la cathédrale, le tout en présence du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian.