Strasbourg: La majorité justifie une probable hausse d'impôts de 3 à 6%

POLITIQUE Dans le cadre des orientations budgétaires 2015 discutées au conseil municipal lundi, une éventuelle hausse des impôts strasbourgeois a été débattue...

Alexia Ighirri

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Le conseil municipal de Strasbourg. (Illustration)
Le conseil municipal de Strasbourg. (Illustration) — Varela

On le savait, dans le cadre du débat d'orientations budgétaires 2015 et face à la baisse de la dotation de l'Etat, la municipalité strasbourgeoise avait avancé l'hypothèse d'une augmentation des impôts, de 3 ou 6%. Et on s'attendait ainsi à un débat animé entre majorité et opposition.

Il a eu lieu lundi après-midi dans l'hémicycle du centre administratif... à l'ombre des sapins de Noël. La polémique sur la diminution du nombre de sapins distribués par la ville aux églises et aux associations a en effet fait plusieurs fois irruption dans le débat d'orientations budgétaires, lorsqu'il a été question de mesures d'économies.

Concernant la fiscalité des Strasbourgeois, la majorité (PS et EELV) a expliqué qu'il serait sans doute nécessaire d'user de ce levier pour maintenir le niveau d'investissements et du service public. «Le levier fiscal ne doit être utilisé qu'en dernier recours, c'est un outil parmi d'autres à utiliser avec précaution mais nous ne pouvons pas l'exclure. Il sera difficilement évitable si on veut préserver un service public de qualité», a déclaré Jeanne Barseghian, conseillère municipale EELV.

Vers 3% de hausse

Parmi les trois scénarios proposés par l'équipe municipale (stabilité fiscale, hausse de 3% ou 6%), Strasbourg semble se diriger vers celui des 3%. «Une hausse qui s'ajoute à la revalorisation des bases de 0,9%», clame Jean-Emmanuel Robert, conseiller municipal UMP. «Faudra-t-il s'attendre à une majoration des tarifs de stationnement, des piscines, de la collecte des ordures ménagères, etc.?», s'est interrogée sa collègue de l'opposition Martine Caldéroli-Lotz.

La conseillère municipale PS Camille Gangloff, Olivier Bitz, adjoint PS au maire en charge des finances (qui a assuré que Strasbourg était la 5e ville de France où le contribuable est le plus faiblement taxé) et Roland Ries ont, eux, regretté l'absence de propositions de la part de l'opposition.

Le vote du budget, incluant probablement une hausse d'impôts de 3%, sera entériné en décembre.