Strasbourg: Exercice Ebola au CHU de Strasbourg

SANTE L'opération, préparée en toute confidentialité par la direction des hôpitaux, devait permettre d'évaluer la capacité de réaction du personnel, confronté pour la première fois à un cas fictif de virus de fièvre hémorragique Ebola.

G.V. avec AFP

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Exercice  Ebola vendredi 24 octobre au CHU de Strasbourg
AFP PHOTO/FREDERICK FLORIN
Exercice Ebola vendredi 24 octobre au CHU de Strasbourg AFP PHOTO/FREDERICK FLORIN — AFP

Vendredi matin, un "exercice Ebola" grandeur nature s'est tenu au CHU de Strasbourg.

Selon le scénario retenu, une femme d'une quarantaine d'années est arrivée, par ses propres moyens, à 8H00 par l'entrée principale des urgences avec plus de 38 degrés de fièvre et "une suspicion de virus Ebola".

L'opération, préparée en toute confidentialité par la direction des hôpitaux, devait permettre d'évaluer la capacité de réaction du personnel, confronté pour la première fois à un cas fictif de virus de fièvre hémorragique Ebola.

"C'est une expérience de prise en charge d'un patient avec une suspicion de virus Ebola. Cela permet de se préparer à une situation délicate et d'adapter nos procédures", explique Yves Hansmann, référent médical Ebola au service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Strasbourg.

Placée en chaise roulante, la patiente qui pour l'exercice s'exprime fébrilement, est accompagnée au pas de charge par un médecin et une infirmière, revêtus de combinaisons blanches spéciales anti-infectieuses, avec lunettes et gants de protection.

Pendant ce temps, le professeur communique le diagnostic par téléphone aux autorités sanitaires. "Nous avons prévenu l'ARS (Agence régionale de santé, NDLR) et l'Institut de veille sanitaire (InVS). Les deux organismes ont validé le placement de cette femme à l'isolement", explique-t-il.

Les exercices sanitaires de ce type se multiplient dans les hôpitaux français

La patiente, jouée par une infirmière, est emmenée au service des maladies infectieuses et tropicales, dans une chambre adaptée pour subir un prélèvement sanguin.

Dans les conditions réelles, l'échantillon serait envoyé pour analyses par transport spécial vers le centre de référence des fièvres hémorragiques basé à Lyon, point final de cet entraînement qui a duré près de deux heures, indique Yves Hansmann.

Les exercices sanitaires de ce type se multiplient dans les hôpitaux français. Lundi, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait annoncé la tenue d'un "exercice grandeur nature" dans tous les Services d'aide médicale d'urgence (Samu) dans les huit jours, pour vérifier leur capacité à accueillir un éventuel malade d'Ebola.