Strasbourg: La ville à l'heure du commerce équitable

ECONOMIE Une première délibération concernant la démarche de la ville pour devenir un «territoire de commerce équitable» est à l'odre du jour du conseil municipal ce lundi, à partir de 15h...

Alexia Ighirri

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Pour les cantines scolaires, des clauses imposent la livraison de denrées issues du commerce équitable.
Pour les cantines scolaires, des clauses imposent la livraison de denrées issues du commerce équitable. — G. VARELA \20 MINUTES

La démarche de la ville de Strasbourg pour devenir un «territoire de commerce équitable» prend forme. Une première délibération autour de ce label, incitant au développement des achats publics responsables et favorisant la sensibilisation des entreprises et citoyens aux enjeux du commerce équitable, arrive au conseil municipal ce lundi après-midi.
«Les collectivités disposent de nouveaux outils grâce à la loi Hamon», indique Paul Meyer l’un des adjoints en charge de ce dossier. Parmi eux, la politique d'achats de la ville. Elle représente 200 millions d'euros d'achats par an pour la communauté urbaine de Strasbourg, dont 86 millions pour la ville.

Riz et sucre issus du commerce équitable dans les cantines

Pour Chantal Cutajar, adjointe aux marchés publics, c'est bien cette politique d'achats qui constitue «un levier puissant» pour le commerce équitable. Ainsi, des connotations «agriculture biologique» ou «commerce équitable» pourraient être ajoutées lors de l’attribution de lots. La ville a par ailleurs intégré dans son marché de fourniture des cantines scolaires des clauses imposant la livraison de riz ou sucre issus du commerce équitable. Elle fait savoir également qu'un accord-cadre relatif à l'achat de prestations de traiteurs pourrait bientôt prévoir l'obligation pour les candidats de privilégier des aliments sans OGM ou encore du pain frais, non congelé et de qualité artisanale.