Strasbourg: Cinq postes de sénateurs à pourvoir dans le Bas-Rhin

POLITIQUE Dimanche, 2.727 grands électeurs bas-rhinois vont voter pour les sénatoriales. Cinq sièges de sénateurs sont à attribuer...

Floréal Hernandez

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Au Sénat, l'Alsace compte neuf sénateurs dont cinq Bas-Rhinois.
Au Sénat, l'Alsace compte neuf sénateurs dont cinq Bas-Rhinois. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Soixante-dix candidats mais seulement cinq élus. Les élections sénatoriales de dimanche vont faire peu d’heureux sur les dix listes qui se présentent dans le Bas-Rhin. Trois des cinq sénateurs élus en 2005 se représentent – Fabienne Keller, André Reichardt et Ester Sittler, tous trois de la liste Majorité alsacienne – alors que Roland Ries (PS) et Francis Grignon (UMP) passent leur tour.

Qui vote? Dans le Bas-Rhin, 2.727 électeurs sont attendus, dimanche, au Palais universitaire. Ce sont les députés, les maires, des conseillers municipaux, généraux ou régionaux. Ce corps électoral a été en grande partie renouveler en mars 2015 lors des élections municipales. La grande majorité des grands électeurs n’ont pas d’étiquette, difficile donc de dire pour qui ils vont voter.

Jacques Bigot après Roland Ries? Le maire d’Illkirch, Jacques Bigot, conduit la liste socialiste. En 2005, Roland Ries avait été élu sans la majorité des voix des conseillers municipaux, la mairie étant alors UMP. Les difficultés du gouvernement vont-elles rejaillir sur le scrutin?

L’UDI va-t-elle gêner l’UMP? Claude Kern, maire de Gries et président des maires du Bas-Rhin, mène la liste UDI. Celui-ci se présente comme une alternative à la gauche mais aussi à la Majorité alsacienne dont la liste est menée par Guy-Dominique Kennel, le président du Conseil général.

Trois listes à la droite de la droite. Le Front national reste sur des élections européennes réussies dans le Bas-Rhin (25,22%) où il est arrivé en tête dans plus de 400 communes. Mais il n’est pas dit que ce sera suffisant pour avoir un sénateur. Il est en concurrence avec la liste «Force démocrate et républicaine - Sécurité/Probité» menée par André Kornmann, qui aurait dû être le candidat du FN aux municipales à Strasbourg, et par la candidature régionaliste d’Unser Land.