Nicolas Vilas, journaliste de Ma Chaîne Sport.
Nicolas Vilas, journaliste de Ma Chaîne Sport. — Nicolas Vilas / Compte Twitter

FOOT

Strasbourg: «Le Racing fait honneur à son histoire», estime le commentateur de la chaîne Ma Chaîne Sport

Le Racing reçoit le CA Bastia à la Meinau, vendredi à 20h30 devant les caméras de MCS. Aux commentaires, Nicolas Vilas qui avoue son plaisir de venir à Strasbourg...

Nicolas, programmer un match du Racing, est l'assurance d'une bonne audience pour Ma Chaîne Sport?

Le choix de prendre un match du Racing est d'abord sportif. Mais avec Strasbourg, cette saison, tu joues les deux: le sportif avec un club qui a bien débuté et l'audience. Strasbourg est une grosse ville, il y a de la passion autour du club, des suiveurs. La saison passée, pour la raison inverse le club allait-il se maintenir en National, on avait aussi choisi des matchs du Racing.

 

Ne vaut-il pas mieux en termes d'audience choisir un match du Racing à l'extérieur plutôt qu'à domicile?

En diffusant un match à la Meinau, on va influencer en rien le nombre de spectateurs au stade. On n'a pas vocation à ne diffuser que le Racing à l'extérieur même si ça assure de bonnes audiences. Et puis dans certains stades du National, ce n'est pas «filmable» aujourd'hui.

Travailler à la Meinau reste donc agréable.

Sans manquer de respect aux autres clubs, la Meinau est un beau stade et l'un des seuls de National à répondre aux normes du monde professionnel avec celui d'Amiens, d'Istres, du CA Bastia car le club joue à Furiani et de Charléty où évolue le Paris FC. Sinon peu de stades répondent aux normes. On a vu Luzenac, cet été. Venir à Strasbourg est toujours un voyage sympa pour la ville, on mange bien, et pour des raisons techniques.

Après sept journées de National, quelles équipes vous semblent capables de jouer la montée?

Le classement actuel est assez fidèle avec le Paris FC qui est une équipe solide et qui s'est bien renforcé avec Ech Chergui. Les malheurs de Luzenac ont fait des heureux, le Red Star a une équipe très forte où tous les postes sont doublés, qui joue bien et dans laquelle il y a une bonne ambiance. Il y a aussi Fréjus. Le Racing s'est aussi bien renforcé à l'intersaison. L'équipe est meilleure que l'an passé. Malgré la perte du statut pro, le club a gardé son centre de formation, même s'il n'en a plus le nom. Il conserve son identité de club formateur avec Grimm, Amofa, Belahmeur dans le groupe de National, avec les jeunes Vencel et Munch qui peuvent y apparaître. Malgré sa réputation, le fait qu'il n'ait rien à faire en National, le club gère cette pression d'être toujours présenter comme Goliath face à David. Ce n'est pas toujours vrai sur le terrain mais ça l'est administrativement. Le Racing fait honneur à son histoire, à sa formation et à son stade.

Et le SR Colmar, où le situez-vous?

C'est un club au budget et aux moyens limités. Son groupe l'est aussi mais c'est un choix humain fait par Damien Ott qui a apporté des modifications chirurgicales à son effectif. C'est un club qui grandit. C'est un outsider dans ce championnat de National. On n'en parle jamais trop mais ils sont toujours là. Le revers de la médaille, avec ce groupe limité, c'est que si un ou deux joueurs se blessent, ça peut se ressentir sur les résultats.