Strasbourg: L'obésité infantile en question

SANTE La municipalité privilégie la prévention pour lutter contre une obésité infantile supérieure à la moyenne nationale...

Gilles Varela

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Strasbourg le e 16 octobre  2006
Illustration d'un enfant qui mange.
Strasbourg le e 16 octobre 2006 Illustration d'un enfant qui mange. — G . VARELA / 20 MINUTES

Au menu du conseil municipal de lundi, la nutrition avec des conventions de partenariat qui devraient être approuvées pour des projets en faveur de la santé de la personne. Car c'est un fait, les petits strasbourgeois souffrent d'embonpoint. Et particulièrement dans «certains quartiers populaires de Strasbourg où la moyenne d'enfants en surpoids est de 20% alors que la moyenne nationale, pourtant forte, est inférieure à 10%», reconnait Alexandre Feltz adjoint au maire en charge de santé publique et environnementale.

La ville souhaite donc intensifier son action en faveur d'une alimentation équilibrée pour tous les Strasbourgeois mais également promouvoir l'activité physique. Face à l'urgence, elle a multiplié les initiatives telles que «sport santé sur ordonnance». En avril , elle expérimentait Preccoss, un programme qui accompagne (auprès d'infirmières, de diététiciennes, de psychologues) une cinquantaine d'enfants en surpoids et obèses de trois quartiers prioritaires.

Cette année, des moyens importants sont mobilisés avec un budget de 550.000 euros (contre 300.000 en 2013) consacrés à des actions ou des subventions impliquant plus de 6.000 personnes. 

Les quartiers populaires plus touchés que les quartiers aisés

«Strasbourg est une ville très impactée par l'obésité, notamment infantile. Certains quartiers populaires sont nettement touchés et c'est un vrai marqueur social. Nous allons essayer de centrer notre action sur la prévention. L'objectif est clair: Nous voulons éviter au moins le doublement du pourcentage d'enfants en surpoids entre le CP et le CE2. Mais il faut plusieurs années de travail pour y arriver», explique Alexandre Feltz.

S'appuyant sur le contrat local de santé, la ville et ses partenaires comptent bien multiplier et pérenniser les opérations de préventions impliquant parents et enfants comme « jme bouge dans mon quartier», ou le programme Preccoss dont pourront bénéficier d'autres quartiers prioritaires.