Strasbourg: Yannick Kraemer passe le cap des 100 salons de coiffure

ECONOMIE Début septembre, le coiffeur bas-rhinois a inauguré un centième salon à son nom à Canton, en Chine...  

Floréal Hernandez

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Yannick Kraemer a inaugué début septembre 2014 un centième salon de coiffure de sa marque à Canton, en Chine.
Yannick Kraemer a inaugué début septembre 2014 un centième salon de coiffure de sa marque à Canton, en Chine. — G. Varela \ 20 Minutes

Un centième salon de coiffure à peine inauguré en Chine début septembre que Yannick Kraemer est déjà tourné vers l'ouverture du 101e au Cora Mundolsheim et même du 102e à Barr.

«Nous sommes une marque très régionale, reconnaît celui qui a peaufiné son coup de ciseau pendant 20 ans auprès de Jacques Dessange et lancé sa marque en 2000. L'objectif est le développement vers la France.»

1.100 salariés à travers le monde

Car si des enseignes Kraemer ont ouvert dans sept pays (Chine, Turquie, Suisse, Espagne, Thaïlande, Allemagne et Maroc), et bientôt au Brésil, au Mexique et au Portugal avant peut-être la Russie, la France - hors Alsace - n'est pas un terreau fertile pour la marque.

«C'est compliqué pour une marque régionale de se développer nationalement, explique Yannick Kraemer. J'ai d'abord saisi l'opportunité de faire une marque à l'international avant française.» Aujourd'hui, 1.100 salariés travaillent dans un salon Kraemer de part le monde. Le dernier inauguré à Canton compte 35 collaborateurs.

Développement vers le luxe

Le cap des 100 salons franchi, Yannick Kraemer ambitionne d'aller vers le luxe. La possibilité d'accoler Paris à la marque en découle. «C'est une demande de l'international. Les étrangers achètent Paris, pas Strasbourg», souligne-t-il.

La vidéo de présentation de sa marque mêle coupes de cheveux, vues de la capitale, défilés de mode et logos d'enseignes de luxe. S'il se montre ambitieux, le coiffeur reste pragmatique: «Je veux du luxe dans le service, dans ma charte de qualité mais pour un prix abordable.»