Strasbourg: Frédéric Marques, d'un but à l'autre de l'Alsace

FOOTBALL Passé des SR Colmar au Racing, cet été, Frédéric Marques ne cache pas son envie de disputer le derby, samedi à 18h au Stadium. Avec son regard de Lorrain, l’attaquant détaille les différences qui existent entre les deux clubs alsaciens…

Floréal Hernandez

— 

L'attaquant strasbourgeois Frédéric Marques après son but face à Epinal (1-0), le 15 août 2014.
L'attaquant strasbourgeois Frédéric Marques après son but face à Epinal (1-0), le 15 août 2014. — Philippe Bergdolt / LAFA.FFF

Pour Frédéric Marques, ce ne sont pas 70 km qui séparent Colmar et de Strasbourg mais «un monde» en ce qui concerne le foot. Si «les SR Colmar sont en train de grandir» avec «de nouveaux vestiaires disponibles dans pas longtemps, des soins qui s’améliorent. Il n’y a pas photo avec le Racing, ici il y a tout pour réussir: infrastructures, supporters, terrains d’entraînement et le passé aussi.»

«Beaucoup appris» avec Damien Ott

De ses deux années passées à Colmar, l’attaquant natif de Florange garde un très bon souvenir, des amis et loue l’apport de Damien Ott à son jeu. «Avec le coach, on ne se parlait pas trop, reconnaît-il. Mais il m’a appris le jeu de transition, à défendre, à jouer sur un côté.» Son nouvel entraîneur, Jacky Duguépéroux, lui demande d’utiliser «ses qualités de vitesse et de prendre la profondeur». Il est possible aussi qu’il lui fasse travailler son réalisme. «Je dois finir mes occasions, admet Frédéric Marques. Contre Epinal (1-0), je ne dois pas mettre un but mais deux ou trois.» Et si Dugué lui colle une séance devant le but, le Lorrain ne mouftera pas: «Il a de l’expérience, gagné des trophées. S’il te dit quelque chose, tu te dois d’écouter et de l’appliquer.»

Le tacle de Christophe Gryczka

L’expérience, Frédéric Marques la retrouve aussi chez Marc Keller, son président: «Il respire le foot, le connaît, a joué à haut niveau.» Il n’en dit pas autant de Christophe Gryczka, le n°1 Colmarien notamment après sa sortie dans L’Alsace sur son compte. «Cela [le départ de Frédéric Marques] nous a poussés à enrôler Youssouf Touré et quand tu vois ce qu’il nous apporte, on n’a pas perdu au change.» Ce tacle a touché l’attaquant mais il ne cède pas à la tentation de se faire justice lui-même. «Il est tout nouveau dans le foot, c’est sa troisième saison. Je lui souhaite de réussir.»

Objectif plus élevé à Colmar

Reste le derby qu’il va découvrir sous le maillot strasbourgeois après deux victoires avec Colmar. A plein-temps cette fois? Car la saison passée, il n’était entré qu’à la mi-temps des deux matchs. «Peut-être que le coach va refaire le coup de me faire entrer à la 45e», sourit Frédéric Marques. Son entrée avait notamment permis aux SRC, menés 1-0, de retourner la situation (1-2) à la Meinau en avril.

Aujourd’hui, les SR Colmar devancent le Racing au classement du National mais aussi en terme d’ambitions. «Leur objectif est la montée, rappelle Frédéric Marques. Ce n’est pas le nôtre. On sait d’où le club vient, on veut atteindre les 40 points pour le maintien et on regardera ensuite. Si les deux clubs peuvent être dans le même wagon et monter, ce serait beau (sourire).» Ça permettrait à l’attaquant de disputer un derby alsacien en Ligue 2.