Colmar: Trois à quatre mois de prison avec sursis requis à l'encontre des militants de Greenpeace

JUSTICE Ils sont jugés pour leur intrusion en mars dans la centrale nucléaire de Fessenheim...  

A.I. avec AFP

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Centrale nucléaire de Fessenheim. Le 20 11 2008
Centrale nucléaire de Fessenheim. Le 20 11 2008 — G. VARELA / 20 MINUTES

Jeudi matin au tribunal correctionnel de Colmar, le procureur a requis trois à quatre mois de prison avec sursis à l’encontre des 55 militants de Greenpeace, s’étant introduits dans la centrale nucléaire de Fessenheim en mars et poursuivis pour «violation de domicile» et «dégradations volontaires en réunion».

Une action «légitime»

«Il y a des lois qui ne devraient pas exister, comme (celle interdisant de) pénétrer dans une centrale pour alerter mes concitoyens. C’est un devoir de faire parfois ce que je fais. C’est légitime, même si c’est illégal», a déclaré à la barre du tribunal correctionnel l’un des militants, Eddy Varin, un fonctionnaire de 41 ans résidant à Rouen.

Trois des 55 prévenus (d’une vingtaine de nationalités au total) seulement se sont rendus à l’audience jeudi: il s’agit de deux Français et d’un Allemand. Ils ont bénéficié du soutien des antinucléaires d’Alsace, réunis devant le tribunal.

 

Une banderole déployée sur l’un des réacteurs

L’objectif de leur impressionnante opération: dénoncer le manque de sécurité des centrales vieillissantes et réclamer une transition énergétique plus ambitieuse.

Arrivés en camion, les militants avaient escaladé les barrières du site à l’aide d’échelles, peu avant six heures du matin. Plusieurs sont parvenus à déployer des banderoles sur le dôme d’un des deux réacteurs de la centrale, proclamant «Stop risking Europe» (Arrêtez de faire courir des risques à l’Europe).