Strasbourg: Des bâches transformées en sacs

ENTREPRISE Odile Ehrbar et Carole Gassmann donnent une seconde vie à des matériaux condamnés à la benne ou l’incinération en les recyclant en objets de maroquinerie. Elles présenteront leurs modèles à la Foire européenne de Strasbourg...

Alexia Ighirri

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Odile Ehrbar de l'entreprise Dosch qui recycle notamment les bâches des entreprises et collectivités pour en faire de la maroquinerie
Odile Ehrbar de l'entreprise Dosch qui recycle notamment les bâches des entreprises et collectivités pour en faire de la maroquinerie — Alexia Ighirri/20 Minutes

Avec Odile Ehrbar et Carole Gassmann, «rien ne se perd, tout se transforme». Fidèles à ce principe, elles ont décidé il y a deux ans de récupérer des bâches, affiches ou autre kakemono auprès des sociétés ou des institutions alsaciennes pour les recycler en objets de maroquinerie. Aujourd’hui, leur entreprise baptisée Dosch («sac» en alsacien) et installée à Mundolsheim (Bas-Rhin) en produit 400 par mois. «Jusqu’à présent ces matériaux, nobles et solides, étaient jetés à la benne. La seule manière de s’en débarrasser, c’était l’incinération, chère et polluante», déplore Odile Ehrbar.

Des ceintures de sécurité pour les anses

En récupérant leur matière première auprès de collectivités comme le conseil général du Bas-Rhin, de banques et assurances, les deux Alsaciennes ont de quoi faire: «Il y en a des tonnes! A chaque fois que le message ou les élus changent, il y a de nouveaux visuels», indique Odile Ehrbar, citant l’exemple de chaque nouveau colloque au Conseil de l’Europe: «Souvent elles ne servent qu’une fois… quinze minutes, une semaine ou un mois».

L’entreprise Dosch récupère également des chutes de cuir, de store ou de liner de piscine, histoire de varier les tissus. Pour les anses des sacs, ce sont des ceintures de sécurité, non-conformes pour quelques millimètres et mises au rebut, qui sont utilisées.

Il existe désormais une vingtaine de modèles, entre 10€ et 150€, allant des sacs à main pour femme, aux sacs de sport en passant par des besaces mais aussi des trousses, portefeuilles ou utilitaires pour les entreprises.

«Made in Alsace»

De la maroquinerie éco-responsable, donc, qui a en plus le mérite d’être «made in Alsace». «On travaille avec des gens d’ici pour limiter notre empreinte carbone», poursuit Odile Ehrbar. Ainsi l’atelier de création se trouve à Haguenau (Bas-Rhin) et le maroquinier avec qui Dosch collabore à Plobsheim (Bas-Rhin).

L’entreprise Dosch sera présente sur le village du conseil général du Bas-Rhin à la Foire européenne de Strasbourg, du 5 au 15 septembre. Vous pourrez y découvrir leurs différents modèles mais aussi vous initier à la création de sacs personnalisés éco-responsables. Odile Ehrbar et Carole Gassmann seront également au salon de l’agriculture biologique Biobernai, du 12 au 14 septembre.