Strasbourg: L'Alsace remet le couvert et propose de revenir au «Conseil d'Alsace»

REFORME TERRITORIALE La fusion de l'Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne proposée par la majorité présidentielle à l'assemblée nationale n'est  pas vraiment digérée par le président de la région Alsace Philippe Richert...

G.V. avec AFP
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Philippe Richert président  de la région Alsace. Archives
Philippe Richert président de la région Alsace. Archives — G .VARELA / 20 MINUTES

«Inacceptable». C'est en ces termes que le président de la région Alsace Philippe Richert (UMP) a qualifié la fusion de l'Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne. dans un entretien paru mercredi dans la presse locale. Décidée en juillet par la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale, Philippe Richert a déclaré aux Dernières Nouvelles d'Alsace que ce territoire, «plus grand que la Belgique ou la Suisse» serait celui d'une collectivité ingérable».

Exit l'idée pourtant acceptée en juin par Philippe Richert  d'un mariage avec la Lorraine, une union «qui pouvait avoir du sens». A présent «la réponse, c'est l'Alsace unie» a t-il affirmé.

Retour donc du «Conseil d'Alsace»,  idée proposée mais rejetée lors d'un référendum régional en avril 2013. Cette nouvelle collectivité fusionnerait le conseil régional et les deux conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L'abstention importante n'avait pas permis à l'époque de dépasser le seuil requis de 25% des inscrits. De plus le "oui" , bien que majoritaire dans les suffrages exprimés, s'était heurté à une majorité d'électeurs qui avait rejeté le projet dans le département du Haut-Rhin, encouragé par une fronde d'élus locaux, dont le président du conseil général du Haut-Rhin Charles Buttner, qui finalement s'est rallié cette semaine au principe d'une relance du projet.

Reste qu'avant de pouvoir proposer un amendement lors des débats sur le projet de loi de réforme territoriale au Sénat et à l'assemblée nationale à l'automne, les trois assemblées vont devoir délibérer de façon concordante et approuver le projet de "Conseil d'Alsace" avec au moins 60% de majorité chacune.