En Alsace, on se soustrait peu aux additions salées

Alexia Ighirri

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Des caddies de supermarché (illustration)
Des caddies de supermarché (illustration) — GILE/SIPA

Les Alsaciens et la gestion de leur budget passés à la loupe. Selon une étude BVA pour Cetelem*, malgré la période de crise, ils seraient moins contraints dans leur budget que la moyenne des Français.

Les Alsaciens sont, par exemple, 78 % à suivre leurs comptes quotidiennement ou régulièrement contre 84 % des Français. « Il faut mettre ce résultat en perspective avec le niveau de vie moyen de la région, commente Flavien Neuvy, économiste chez Cetelem. Dans certaines régions, le budget se gère à un euro près. Il y a peut-être moins ce cas de figure en Alsace. »

Relativement moins limités sur le plan financier, plus de deux Alsaciens sur trois ne sont pas prêts à sacrifier à un « petit plaisir » : 41 % des habitants interrogés ne comptent pas renoncer à un bon repas (28 % pour la moyenne des Français), 30 % à une sortie au restaurant ou dans un bar (23 % au niveau national). « L'étude montre aussi les traditions fortes, les habitudes anciennes », sourit Flavien Neuvy. Contrairement à 58 % des Français, les Alsaciens envisageant une restriction en matière de santé (ne pas consulter un médecin, etc.) ne sont pas majoritaires.

A noter cependant que les résultats pour l'agglomération de Strasbourg se rapprochent davantage de la moyenne nationale.

Autre spécificité régionale, l'argent semble encore être un sujet tabou : sur plusieurs questions de l'étude, les Alsaciens sont bien plus nombreux que la moyenne nationale à ne pas se prononcer.