La pollution aux particules mieux détectée

ENVIRONNEMENT Malgré une qualité de l'air inchangée, les alertes de pollution aux particules pourraient être plus fréquentes à l'avenir dans la région. Une harmonisation européenne des méthodes de mesure de ces poussières micro-organiques est en effet entrée en vi...

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Malgré une qualité de l'air inchangée, les alertes de pollution aux particules pourraient être plus fréquentes à l'avenir dans la région. Une harmonisation européenne des méthodes de mesure de ces poussières micro-organiques est en effet entrée en vigueur le 1er janvier. « Avec ce recalage des instruments, nous sommes plus réactifs et sensibles à leur nombre dans l'air, a annoncé vendredi Jean-Paul Faugère, préfet du Bas-Rhin. Nous serons donc amenés à prévenir les gens plus souvent. »

En cas de dépassement d'un seuil de 80 microgrammes de particules par mètre cube d'air, les personnes fragiles seront appelées à éviter tout effort physique inutile. Au-delà de 125 microgrammes par mètre cube d'air, la vitesse des véhicules sera limitée à 70 km/h à proximité de Strasbourg, de Colmar et de Mulhouse (Haut-Rhin). Applicable à 6 h du matin le lendemain de la détection d'un pic de pollution, ce dispositif sera signalé aux automobilistes par des panneaux d'affichage. Il sera reconductible journellement en fonction des prévisions de l'Association pour la surveillance et l'étude de la pollution atmosphérique en Alsace (Aspa).

Emanant dans 60 % des cas du trafic routier, les particules « peuvent inhiber certaines fonctions respiratoires et déclencher de l'asthme ou des bronchites chroniques, précise Alain Guillard, ingénieur sanitaire de la Ddass. Une exposition à long terme peut même induire un risque de cancer. »

Philippe Wendling

Selon Alain Target, directeur de l'Aspa, c'est avant tout l'absence de vent et une forte inversion des températures qui causent l'accumulation de particules en suspension dans l'air.