Daul, un Alsacien à la tête du PPE

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Joseph Daul (UMP) vit sa première session plénière en tant que président du groupe du Parti populaire européen (droite). Elu le 9 janvier à la tête du PPE, qui compte le plus grand nombre de députés au parlement (277 sur 784), ce natif de Strasbourg, toujours membre de la municipalité de Pfettisheim, sait déjà quand il s'en ira : « En 2009, aux prochaines élections européennes. Je ne compte pas rester plus longtemps dans la politique, j'aurai 63 ans. Je ferai autre chose. » Il aura alors dix ans de mandat européen derrière lui. « Je fais toujours des cycles de dix-douze ans. Lors du premier mandat, on apprend. Lors du second, on agit. » Pour le troisième, il n'est guère partant.

La bataille a été serrée pour cette présidence, mais l'homme, rompu aux dossiers agricoles, est réputé coriace... en toute modestie : « Avec le départ de Hans-Gert Poettering (lire aussi page 10), je me suis simplement dit “pourquoi pas moi ?”» Depuis toujours, Joseph Daul baigne dans le milieu européen : « J'ai toujours été en charge des dossiers internationaux, partout où j'étais. » Quant à cette polémique sur le siège du Parlement, que certains verraient bien s'intaller entièrement à Bruxelles, il la balaie d'un revers de la main : « Nous sommes toujours en train de voyager et nous sommes à l'échelle d'un continent. Si vraiment ça pose un problème, je suis pour qu'on rouvre tous les traités et qu'on réexamine tout. Je ne vois pas pourquoi on se focalise là-dessus. Et puis l'Alsace, culturellement, historiquement, c'est l'Europe ! »

Flora-Lyse Mbella

Joseph Daul a été mis en examen en 2004 pour « complicité et recel d'abus de biens sociaux » dans une affaire de détournement de fonds au profit du syndicat agricole FNSEA. La procédure est en cours.