«Ça doit aider la police mais ça me laisse perplexe»

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Retour d'images au centre d'information et de commandement de la police nationale à Strasbourg. (Archives)
Retour d'images au centre d'information et de commandement de la police nationale à Strasbourg. (Archives) — G. Varela / 20 Minutes

« La nuit, c'est très rassurant. Quand je sors, je repère toujours où il y a les caméras, au cas où », confie Tania, BCBG de 22 ans. Mathieu, 34 ans, ne veut pas que les caméras entrent dans son champ de vision. « Tant que ça reste discret, ça ne me dérange pas. Mais il y a des quartiers où ça doit être plus nécessaire que d'autres. » Un avis que ne partage pas Laurence, 38 ans. « Je trouve ça inquiétant de savoir que l'on peut retracer tout mon parcours, tout ce que je fais. »

Méfiances


La vidéosurveillance n'est pas un argument de campagne pour Myriam, 36 ans, qui s'interroge sur son efficacité réelle : « J'ai l'impression que c'est un placébo. Une manière de dire que la ville prend soin de nous. Mais je ne suis pas sûre que les images soient consultables en cas de problème. Les gardent-ils ? Combien de temps ? ça m'a l'air d'une grosse nébuleuse. Cela doit aider la police mais ça me laisse perplexe. »

La vidéosurveillance suscite aussi bien des méfiances. « ça sert surtout à mettre des contraventions, affirme Paul, artisan. Si on est mal garé, ils préviennent tout de suite leurs collègues. » G. V.