Des papiers à traiter

Floréal Hernandez
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Les murs et les machines de l'usine Stracel ont été rachetés par Blue Paper.
Les murs et les machines de l'usine Stracel ont été rachetés par Blue Paper. — G. Varela / 20 Minutes

«On ira jusqu'au bout. On veut une justice sociale », clame Patrick Bertin, délégué CGT. Son courroux porte sur le licenciement pour motif économique « non fondé » des 250 salariés de l'usine papetière Stracel par le groupe finlandais UPM, début 2013.

Un appel déjà annoncé


Ce mercredi, à 14 h, le tribunal des prud'hommes de Strasbourg doit rendre son délibéré sur cette question. « S'il n'y a pas un délai supplémentaire pour l'examen du dossier », pondère Patrick Bertin qui sait que de toute manière la bataille juridique se poursuivra car « il y aura un appel à Colmar. De nous ou de la partie adverse. »

Les quelque 115 salariés qui ont déposé plainte contestent le motif économique de leur licenciement. « Il s'agit de licenciements spéculatifs et boursiers. Le chiffre d'affaires d'UPM est de 10 milliards d'euros, 317 millions d'euros de dividendes ont été versés aux actionnaires en 2012… », énumère le délégué syndical.

Du tribunal des prud'hommes, les salariés attendent une réparation de leur préjudice « même si ça ne remplace pas un travail, souligne Patrick Bertin. Dans l'idéal, on espère un dédommagement entre 15 et 40 mois de salaire en fonction des situations. »

■ Blue Paper

Les murs et les machines de l'usine Stracel ont été rachetés par Blue Paper, groupement de l'Allemand Klingele et du Belge VPK Packaging et 105 salariés ont été repris pour produire du carton léger ondulé.