« La ville est un port d'ancrage »

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La chorégraphe Gisèle Vienne.
La chorégraphe Gisèle Vienne. — Estelle Hanania

Depuis le 1er janvier, la compagnie de Gisèle Vienne s'est installée à Strasbourg. Ce jeudi et vendredi, la chorégraphe et metteur en scène franco-autrichienne présente The Pyre au Maillon, avec la participation de Pôle Sud. Gisèle Vienne explique ce qu'elle va développer à Strasbourg.

Que signifie l'installation de votre compagnie à Strasbourg ?

L'idée est de travailler sur du long terme, d'œuvrer en profondeur. On développe des collaborations étroites avec la région Alsace, le canton de Bâle et le Bade-Wurtemberg. On développe aussi des résidences avec le TJP [Théâtre jeune public], Pôle Sud ou le Maillon, et j'espère une avec le TNS [Théâtre national de Strasbourg]. On est une compagnie indépendante qui s'appuie sur des structures, la nature de nos projets dicte nos besoins. Pour mon travail sur

Barbe bleue

, je me tournerai peut-être vers le théâtre de Bâle alors que pour un spectacle de marionnettes, j'irai vers le TJP.

En quoi Strasbourg influence-t-elle votre travail ?

La ville devient le port d'ancrage de la compagnie, un lieu de travail privilégié. On va déployer de plus en plus de liens avec les Strasbourgeois. En travaillant artistiquement avec des collaborateurs locaux comme des universitaires pour monter une cellule de recherche sur le sacrifice pour le

Sacre du printemps

, en déployant des activités pédagogiques comme actuellement avec les étudiants du TNS.

F. H.