Agoraé alimente le campus

Floréal Hernandez

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L'épicerie sociale et solidaire de la fac de Lyon a ouvert en octobre 2011.
L'épicerie sociale et solidaire de la fac de Lyon a ouvert en octobre 2011. — C. Villemain / 20 Minutes

C'est le 3 décembre que l'Agoraé, l'épicerie sociale et solidaire étudiante, ouvrira ses portes sur le campus de l'université de Strasbourg, au pied de la fac de droit. « L'ambition est d'aider une centaine de bénéficiaires sur l'année », indique Alexandre Schohn, président du comité de pilotage de l'Agoraé gérée par l'association étudiante Afges.

Des « consommacteurs »


Pour accéder aux produits alimentaires, scolaires, d'entretien ou d'hygiène vendus par l'épicerie « 50 à 80 % moins chers que dans le commerce », précise Jimmy Losfeld, président de l'Afges, les étudiants devront déposer un dossier qui sera étudié par un assistant social du conseil général du Bas-Rhin.

L'Agoraé se veut un projet mixte. D'un côté, l'épicerie solidaire, de l'autre, un lieu d'ouverture sociale. « On veut que les étudiants ne soient pas que des consommateurs mais aussi des acteurs. Des» consommacteurs «, image Alexandre Schohn. Les étudiants bénéficiaires de l'épicerie solidaire et sociale seront invités à participer à des événements, à en organiser. Des ateliers cuisine, de conseils pour la gestion de son budget, etc., seront proposés à tous les étudiants, une ludothèque et une bibliothèque d'échanges de livres vont être mises en place.

A Lyon, l'Agoraé existe depuis octobre 2011. Elle propose également des billets d'Opéra ou de concerts à moindre coût.» Les étudiants coupent dans leur budget alimentation mais aussi sortie. On veut lutter contre cette inégalité également «, explique Gaëtan Constant, président de Gaelis qui régit l'épicerie. En deux ans, celle-ci a aidé 148 étudiants et vendu 9, 3 tonnes de denrées.

■ Petit-déjeuner offert au resto U La Gallia

L'Afges invite les étudiants à un petit-déjeuner, ce mardi et ce mercredi de 7 h à 9 h, au restaurant universitaire La Gallia. L'opération a pour but de sensibiliser les jeunes à l'importance du petit-déjeuner et à l'alimentation équilibrée. Dans une étude menée par l'Afges en 2012, il ressort que « 16 % des étudiants alsaciens ne prennent pas de petit-déjeuner », indique l'association estudiantine.