Le centenaire prend un an d'avance

Floréal Hernandez

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Cette tranchée de Carspach (à g.) ou cet abri bétonné à Geispolsheim (en bas, à dr.) sont des témoignages du conflit.
Cette tranchée de Carspach (à g.) ou cet abri bétonné à Geispolsheim (en bas, à dr.) sont des témoignages du conflit. — Photos M. Landolt / Pair et G. Varela / 20 Minutes

A un an du centenaire de la Grande Guerre, c'est le branle-bas de combat dans les préparatifs des commémorations. La ville de Strasbourg a déjà ouvert une première exposition « A l'Est, du nouveau ! » au musée archéologique. « On commence dès 2013 car, en 1913, le conflit se préparait », explique le colonel Aziz Meliani, vice-président de la Communauté urbaine en charge notamment du Devoir de mémoire.

Strasbourg s'enorgueillit d'avoir douze projets labellisés par la Mission du Centenaire : « On est la première ville en France avec autant d'événements ayant obtenu le label national. » Ceux-ci s'étendent de 2013 à 2019 avec l'exposition « Strasbourg, ville à l'arrière du front » aux Archives, qui présentera « le retour de la ville à la France », dixit le colonel Meliani.

Culture et société ne seront pas oubliées


En plus de ce label, la région en a créé un intitulé « Alsace 14-18 » pour permettre de distinguer les opérations commémoratives les plus remarquables et leur assurer une visibilité. Un calendrier recensant les manifestations qui se déroulent en Alsace doit être mis en ligne en décembre.

La région présentera « une exposition chaque année qui sera ensuite itinérante, indique Pascal Mangin, conseiller régional. Les commémorations ne seront pas qu'historique ou militaire mais aussi culturelle ou sociétale. La Première Guerre mondiale a entraîné l'arrivée du jazz en France, a changé le rapport homme/femme… » Les mots et la musique se retrouvent dans de nombreuses commémorations avec entre autres la lecture de lettres de Poilus à leurs femmes le 14 février 2014 ou le War Requiem de Benjamin Britten, le 14 novembre 2013 au PMC.