Quand l'archéologie nous éclaire sur la Première Guerre mondiale

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Sur la Grande Guerre, on a l'impression que tout a été dit. C'était sans compter sur l'apport des archéologues qui, plutôt penchés sur l'Antiquité, ne fouillent les zones marquées par les combats que depuis peu. Une branche novatrice qui permet d'en apprendre beaucoup sur les combattants. C'est le fruit de ces recherches, en Alsace et en Lorraine, que propose le Musée archéologique avec l'exposition « A l'Est, du nouveau ! »*, coup d'envoi des manifestations de commémorations du centenaire du conflit mondial. Et où on peut, par exemple, découvrir les premiers blocs de bétons de l'humanité. « Ce sont des éléments qu'on n'a pas l'habitude de voir dans un musée de la Première Guerre mondiale », assure Michaël Landolt, du Pôle d'archéologie interdépartemental rhénan. De nombreux objets de la vie quotidienne du soldat sont aussi exposés : bouteilles et pots de moutarde, produits d'hygiène ou de distraction. Mais aussi des résidus de leurs repas : des huîtres lors des repas de fête… ou de chiens, pour survivre. Alexia Ighirri