Gala offre un toit aux précaires du sida

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Agée de 35 ans, Mini a découvert sa séropositivité il y a deux ans. A l'époque, elle traverse une période de galère financière et vit « presque dehors, logée chez des connaissances, à droite à gauche. » Passé le choc de la nouvelle, Mini doit se soigner. « C'était compliqué. Je déménageais tout le temps et cachais ma maladie. Dans ces conditions il était dur de prendre systématiquement mes médicaments, que je dissimulais dans mon sac. »

Conseillée par une assistante sociale, elle contacte l'association Gestion d'appartements locatifs associatifs (Gala) qui lui déniche un F1. « J'ai pu gérer ma vie seule et suivre ma trithérapie correctement », explique Mini. Au bout d'un an, elle trouve un travail et vit désormais dans un logement qui lui appartient. « Les occupants restent un à deux ans, pour la somme forfaitaire de 46 e par mois, plus les charges », explique Véronique Martin, aide-soignante de l'association créée en 1995. Structure unique en Alsace, Gala gère à Strasbourg onze appartements de coordination thérapeutique. « Des personnes séropositives ou souffrant d'hépatite, en grande précarité social, y sont hébergées. Beaucoup sont d'anciens SDF. Or, certains doivent prendre 18 médicaments chaque jour. Dans la rue, il est impossible de suivre un protocole de soin aussi fastidieux », explique Véronique Martin. Régulièrement, elle visite les locataires, « pour s'assurer que tout se déroule bien », imitée par un médecin, une psychologue et un travailleur social. « Leur réinsertion est aussi notre objectif », explique l'aide soignante. Pour leur bien-être, mais aussi pour assurer un roulement. « Il y a toujours des malades sur notre liste d'attente », confie-t-elle.

Jonathan Barbier

Gala ouvre aujourd'hui les portes de ses locaux du 303, avenue de Colmar, à l'occasion de la journée de lutte contre le sida. A noter aussi la marche de la solidarité, qui partira à 18 h de la place Kléber.