Véhicule surchargé, attention danger

Gilles Varela

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Le conducteur d'un véhicule en surcharge ou au chargement mal arrimé risque jusqu'à 135 € d'amende.
Le conducteur d'un véhicule en surcharge ou au chargement mal arrimé risque jusqu'à 135 € d'amende. — G. Varela / 20 Minutes

Au guidon de sa moto banalisée, le major Donath, de la CRS autoroutière, intercepte un véhicule utilitaire léger. Le fourgon présente une surcharge évidente et un mauvais arrimage. Lundi matin, cette opération menée sur l'autoroute veillait à prévenir et sensibiliser les conducteurs sur les risques physiques encourus en cas de collision. En collaboration avec la Caisse de la santé au travail (Carsat) et la direction régionale de l'équipement, l'opération mobilisait 17 fonctionnaires, dont 11 policiers. « Aujourd'hui, nous intervenons pour prévenir et sensibiliser les conducteurs, mais aussi les employeurs, sur les dangers qu'ils encourent lorsqu'ils sont en mission. Mais pas de verbalisation ! Nous voulons faire passer un message », souligne le major. « Le mauvais arrimage et la surcharge sont souvent des facteurs aggravants lors d'un accident, et parfois des facteurs déclenchants. Cela devient un accident de travail, d'où la présence de la Carsat », ajoute-t-il.

Sensibiliser les employeurs


« On n'a pas le choix ! », plaide René, 58 ans qui travaille pour une société de revêtement de sols. Le plancher du véhicule est jonché d'objets lourds et contondants. « C'est le pire cas de ce matin ! », s'exclame un policier. Rien n'est arrimé. « Si vous freinez brusquement, même à 50 km/h vous pouvez être grièvement blessé », ajoute un collègue. « Il y a du monde pour mon travail. Si je ne prends pas le volant d'autres prendront ma place », rétorque René. Les contrôleurs de la Carsat notent la nature de l'infraction, l'état du véhicule. « Nous alertons et sensibilisons tout particulièrement les employeurs. Une lettre sera envoyée », indique un contrôleur. « Les assureurs, peuvent se désengager en cas d'accident grave. C'est dans l'intérêt de tous ! », souligne le major.

■ Bilan

Vingt-sept véhicules ont été interceptés pendant l'opération de trois heures. 80 % d'entre eux avaient du matériel mal arrimé.Dix véhicules étaient en surcharge.