Choisir sa colocation à la carte

Alexia Ighirri

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Avec " La carte des colocs ", les quatre Strasbourgeois veulent faire économiser du temps aux gens.
Avec " La carte des colocs ", les quatre Strasbourgeois veulent faire économiser du temps aux gens. — DR

Trouver une colocation, c'est bien. Pouvoir situer l'emplacement du logement, son quartier et les commodités à proximité, c'est encore mieux. Et plutôt que de consulter les annonces sur un (voire plusieurs) site immobilier, puis jongler sur un nouvel onglet Internet pour consulter le plan de la ville, quatre jeunes Strasbourgeois – Raphaël, Thibaut, David et Gaëtan – ont souhaité « réunir le tout en un seul site, avec l'ergonomie la plus claire possible ». Via « La carte des colocs », ils proposent donc de faire tout ça, gratuitement, en un seul coup d'œil. L'outil en ligne* qui mêle petites annonces et géolocalisation a été lancé à la mi-juillet et compte déjà 500 annonces.

Etudiants et jeunes actifs


Le principe est simple. Lorsqu'on est à la recherche d'une colocation, il suffit d'entrer le nom de la ville et instantanément un plan Google Maps s'ouvre. Celui-ci indique l'emplacement des annonces, et rappelle les principales informations liées (prix, disponibilité, etc.). Grâce à l'outil StreetView, il est ensuite possible de voir exactement où se situe l'appartement en question.

Avec la rentrée universitaire en approche, ce service pourrait contenter bon nombre d'étudiants à la recherche de logements. « Mais ça concerne aussi les jeunes actifs qui ont l'habitude de la vie en colocation ou qui n'ont pas les moyens d'accéder à un logement seul », précise Raphaël, à l'origine du projet.

Le service est actuellement disponible dans les vingt plus grandes villes françaises. Quant à Strasbourg, les annonces de colocation concernent essentiellement les quartiers Centre, Krutenau et Esplanade.

■ Vers un développement à l'international

La start-up, créée en juin, voit déjà un peu plus loin que les frontières de l'Hexagone. Le quatuor strasbourgeois aimerait en effet lancer le service ailleurs en Europe, mais aussi au Brésil et en Australie. Et idéalement, procéder à une levée de fonds. A plus court terme, les jeunes hommes envisagent une version mobile de « La carte des colocs » et planchent actuellement sur la création d'une application pour smartphones.